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Le Mont Ventoux

  • Léon Degrelle

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    Léon Degrelle naquit à Bouillon (Ardenne belge) le 15 juin 1906. Bouillon, c’est aussi la patrie du Godefroid du même nom et de sa fabuleuse épopée. L’Ardenne belge ce sont de hautes collines, de profondes forêts, des hivers rudes et neigeux, des sangliers, des hommes à la tête dure et des femmes fières. C’est sur ce terreau baigné par l’histoire et la nature, que Léon (« lion » en latin) allait développer ses talents.
    Homme d’action et de plume, homme de convictions et de combat, Léon Degrelle déteste le petit, le misérable, le pusillanime. Il ne fait pas de concessions dès lors que son idéal est en jeu et ce dernier est de taille ; la résurrection du Saint Empire ! Il est parmi les premiers qui croient au destin d’une Europe nouvelle, impériale et dominante. Que lui importe alors l’uniforme allemand si c’est pour se battre en Russie contre le communisme athée ? Et que vaut le nationalisme allemand quand une transcendance européenne l’appelle vers un plus haut destin?
    Sur le plan historique, on retiendra sa collaboration avec l’occupant allemand, ses faits d’armes héroïques sur le front de l’Est et son exil en Espagne où il se réfugia après la défaite.
    Il rêvait d’une d’une Europe puissante, confédérée de l’Atlantique à l’Oural, dans laquelle sa « petite Belgique » se serait agrandie jusqu’à devenir une nouvelle Lotharingie incluant la Lorraine et la Bourgogne. Pourquoi pas ? Les grands hommes sont aussi de grands rêveurs et parfois des thaumaturges. C’est en rêvant que se bâtissent les empire, non ?
    Courageux, il est vite remarqué, hâbleur brillant il transforme les déroutes en victoires et enjolive la dure réalité, d’autres l’ont fait avant lui qui sont aujourd’hui encensés. Il personnifie l’idéal en marche et à l’instar du Siegfried wagnérien, il ne sait pas ce qu’est la peur.
    L’Allemagne n’a pas gagné la guerre, l’Europe est asservie aux intérêts mercantiles de groupes apatrides. Les Allemands si fiers, si virils, sont aujourd’hui castrés et leurs femmes stériles. Des hordes de barbares envahissent le pays et sa population est menacée de disparition. L’Europe à Bruxelles n’est qu’une société anonyme.
    C’est dans ces heures sombres que le souvenir lumineux de cet homme d’exception nous rappelle que point n’est besoin d’espérer pour entreprendre ni de réussir pour persévérer. Il suffit de trois fois rien, d’une petite minorité décidée, courageuse, animée par une foi dévorante pour que l’impensable se réalise et que le feu sacré reprenne force et vigueur.

     

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  • Johnny, son héritage et l'Amérique

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    Johnny Hallyday en famille à L.A (comme ils disent)

     

    Quand un pays perd sa souveraineté, que voulez-vous qu’il fasse, sinon s’occuper de problèmes mineurs ? Ils distraient le peuple et permettent aux dirigeants de s’exonérer de leurs responsabilités. Et les médias de le suivre sur cette voie a minima en mettant en exergue les petits faits de la vie courante : inondations, sécheresse, crimes divers et variés, héritage d’un chanteur etc …
    Le cas Johnny Hallyday qui, nous le parions, fera jurisprudence, est emblématique de notre époque.
    Johnny Hallyday, c’est quoi ? Un gosse né d’un père absent, un ado sans repères, sans éducation, sans culture, mais avec le talent qu’on lui reconnaît d’imiter en français les plus grands chanteurs américains.
    Que l’Amérique le fascine, quoi de plus normal ? Voilà un pays forgé par la volonté et le courage de gens qui n’avaient plus de racines, plus de passé, plus d’histoire mais un avenir à construire. Un pays de l’outrance, du m’as-tu-vu, du toc, du « cheap », mais aussi de la rigueur, du travail et d’un bon sens ennemi de l'idéologie. Pas étonnant, dès lors, que Jean-Philippe Smet s’y soit senti chez lui. Le hic, c’est qu’il ne pouvait y travailler, il a essayé, c’est vrai, mais les Américains reconnaissent l’original de la copie, et jamais il n’a percé.
    L’héritage qu’ils laisse à sa mort reflète parfaitement la recomposition de sa personnalité. Bien plus qu’une Lætitia qui s’accapare le magot, parions plutôt sur l’homme qui se raconte une nouvelle histoire (fausse, mais une histoire quand même). Ce faisant, il nie ce qu’il fut avant de se fixer dans cette terre promise de Californie. Ses deux enfants français sont relégués aux oubliettes, toute sa fortune va à sa femme et aux enfants adoptés par icelle. L’homme fait table rase de ce qui fut et bâti sur une terre vierge à l’instar des pionniers de l’Ouest. Ce faisant, il renie ses enfants, comme le faisait justement remarquer notre confère de Nice-Provence, ses enfants et ses ancêtres aussi.
    Faut-il s’en étonner ? Non ! Johnny Hallyday est un enfant de ce siècle avorté, ce temps sans foi ni loi, à la tradition perdue, voué aux bateleurs, sophistes et menteurs de tout poil. Un temps qui donne le tournis au plus stables, aux plus instruits. Dans le lot desquels Johnny n’était pas.
    Johnny n’avait pas de repères, il s’en est trouvé dans la Mecque du cinéma, royaume de la frime, du toc et des éphémères paillettes. Il n’était pas belge, comme son père, ni français, ni quoi que ce soit, rien qu’ un acteur qui jouait au chanteur de rock.
    Le rideau est tiré !

     

    All the world's a stage,
    And all the men and women merely players;
    They have their exits and their entrances,
    And one man in his time plays many parts,

    (Shakespeare)

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  • De si braves Allemands

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    « Le naufrage du Laconia » est une petite série (deux épisodes) germano-britannique qui fut tourné en 2011. Rien de transcendant dans ce téléfilm, des acteurs convenables, quelques longueurs dans l’épisode 2. Bref, pas de quoi en faire un papier.
    Sauf qu’il y va d’une histoire vraie qui met en exergue l’esprit chevaleresque d’un commandant de sous-marin allemand qui, après avoir coulé un paquebot, le « Laconia », mué en transporteur de troupes, se porte au secours des passagers civils et autres qui se trouvaient à bord.
    En septembre 1942, un sous-marin allemand repère dans l’Atlantique, au large de l’île de l’Ascension, un bâtiment civil armé,vraisemblablement un transporteur de troupes (ce qui est le cas). Le commandant du U-boot 156, Werner Harpenstein, décide de le torpiller. C’est sa mission. Il ne sait pas qu’en plus de prisonniers italiens (1800), il y a des civils anglais et autres.
    Le Laconia fait naufrage en moins de deux. Quand le commandant allemand réalise que des civils sont à l’eau et en danger de mort, il décide de les recueillir et de les sauver. Ce n’est pas vraiment inscrit dans ses instructions, mais cela participe d’une tradition maritime non écrite.
    Ce qui nous frappe dans le film, c’est précisément la présentation simple, objective et sans trop de pathos des événements. Le commandant allemand est un fils de très bonne famille, on aurait pu nous le présenter comme un anti-nazi compulsif et infiltré, pas du tout, c’est un patriote qui n’oublie pas qu’il est allemand. Mais c’est un soldat et un soldat qui se respecte ne s’attaque pas à des civils.
    C’est aussi, à sa manière, un chevalier, et ce dernier, sous peine d’indignité, protège les faibles et les démunis. Il exige de ses hommes (sans difficultés) qu’il mettent tout leur enthousiasme à secourir ceux qui peuvent l’être.
    Le film va plus loin et relate sans excuse le comportement des Anglais. Quand ces derniers sont avertis par le sous-marin allemand lui-même de sa position et de la présence de civils en détresse à son bord, il croient à une ruse de guerre et n’y donnent pas suite, mais demandent quand même aux aviateurs américains « d’aller faire un tour », sans en leur dire plus. Perfide Albion !
    Et là, sans farder quoi que ce soit, l’histoire relate un crime de guerre. Les aviateurs parvenus à la hauteur du sous-marin communiquent à leur PC ce qu’ils voient : un sous-marin aux couleurs de la croix-rouge, des civils par dizaines sur le pont et, amarrées à ce dernier, des barques chargées de naufragés.
    L’officier américain de la base ne fait pas dans la dentelle. Il y a un sous-marin allemand, qu’importent le drapeau de la croix-rouge et les civils, c’est un ennemi, il ordonne de le bombarder sans état d’âme. Ce que l’équipage du bombardier fait sans y mettre trop de coeur certes, mais les ordres sont les ordres (Befehl ist Befehl, en allemand !). Ce qui est fait et cause de sérieux dommage au submersible.
    La suite de l’histoire est dans la même veine. L’amiral Dönitz, chef de la flotte allemande, qui avait donné son aval pour cette opération humanitaire, ordonne, après cette félonie, que les civils et les prisonniers italiens récupérés retrouvent leurs chaloupes et reprennent la mer où les attend, un peu plus loin, un navire français. Ils reviendront tous sains et saufs. Sur les mille huit-cents prisonniers de guerre italiens, tous enfermés dans des cages dans les cales du « Laconia », seul quatre cents parviendront à se sauver.
    En Allemagne, Harpenstein est décoré et cité en exemple. On est loin de la « barbarie nazie », même si l’amiral Dönitz donnera des instructions interdisant à l’avenir pareille action. Ce que feront aussi les responsables anglais et américains.
    N’empêche, au « procès » de Nuremberg, cette interdiction lui fut reprochée et il écopera de dix ans de forteresse. Les amiraux anglais et américains ne seront jamais poursuivis, ni cet officier américain qui donna l’ordre de ne pas tenir compte des civils naufragés.
    Harpenstein s’était vu proposé un poste peinard à l’amirauté. Il refusera et reprendra du service. En 1944 son sous-marin fut coulé quelque part en Atlantique. R.I.P
    Pour une fois, l’Histoire n’était pas racontée que par les vainqueurs.
    Un bon début !

     

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    Mon roman, « Le Sceau de Freyja » publié par The Book Edition  sous le pseudonyme de Démius Mésilane est en vente à www.thebookedition.com.
    312 pages, 650 grammes, 13 euros (plus frais d’envoi)