Compteur de visite

  • De la résistance sans chef

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    Je lis et j’entends régulièrement les mêmes interrogations de gens, souvent jeunes, qui se sentent isolés et demandent ce qu’ils peuvent faire.
    Mes amis, il y a une stratégie imparable à l’acuité de nos ennemis, c’est celle de la « résistance sans chef », elle a fait ses preuves ailleurs que chez nous et constitue en soi une forme particulière de guérilla silencieuse.
    Le moment n’est pas venu de nous rassembler au sein d’un mouvement, d’un parti, d’une association quelconque qui serait vite repérée, dénoncée, attaquée, calomniée et, aussi sec, dissoute par le pouvoir en place. Nous pouvons être deux ou trois, dix ou vingt, pas plus, seul souvent, ce n’est pas le nombre qui fait la force, nos actions ne doivent pas être ordonnées « d’en haut », nous n’avons pas de rapport à faire, ni d’objectifs à atteindre, nous devons agir au moment qu’il faut, là où il faut, point ! Dès lors, soyons des loups-garous, des werewolf comme disent nos amis allemands, invisibles le jour et actifs au clair de la lune. C’est poétique et cela peut rapporter gros, croyez-moi.
    Nous sommes tous, différents sans doute, mais unis par quelques principes premiers qui sont :
    Le mépris du monde et de l’esprit « moderne ».
    La fidélité à la tradition, qu’elle soit selon René Guénon ou pas, peu importe.
    L’opposition à toute forme d’hégémonisme et de dictature de la pensée.
    La volonté d’éradiquer les groupes de pression qui combattent nos idées.
    Notre perception d’une nation européenne, impériale et sociale.
    Un vieil adage oriental dit que : « quand le disciple est prêt, survient le maître ». N’attendez-donc pas l’homme providentiel, qui pourrait être vous, même si vous êtes une femme ! Préparez-vous donc à des lendemains qui ne chanteront guère et où seuls les meilleurs survivront.
    Si vous êtes membre d’un parti, restez-y, infiltrez-le, réunissez le maximum de renseignements, rien ne vaut l’information puisée à la source. Constituez des dossiers, soyez prêts à vous en servir au moment opportun.
    Pas la peine de vous exhiber avec des pins ou des t-shirts et d’accompagner au stade des skinheads allumés et incultes, tout cela n’est que du folklore, de la poudre à gratter, la bonne excuse fasciste servie au pouvoir. Peanuts que tout ça !
    Instruisez-vous, lisez les livres qu’il faut, pratiquez un art martial, fréquentez une salle de tir, soyez propres sur votre personne et dans votre tenue.
    Pas la peine de beugler des slogans creux et stériles, cela ne sert à rien, soyez le snipper caché qui patiemment attend son heure pour tirer et faire mouche.
    Parlez peu, distrayez ceux que vous côtoyez et ne savent pas, donnez le change, ne laissez à personne l’opportunité de percer votre carapace. Soyez anguille avant d’être loup.
    Fuyez le tabac, l’alcool, les drogues. Le sexe s’est à ce point banalisé qu’il en est devenu vulgaire, soyez chastes. Bastalanique !
    Ne négligez pas votre dimension spirituelle. Retrouvez la religion de vos pères !
    Soyez fiers de votre race, mais ne faites pas de racialisme, personne n’est responsable de ses origines ni de la couleur de sa peau, ce n’est pas la couleur qui fait la valeur, ne jamais l’oublier !
    Prenez des notes, publiez un blog, mais qu’il soit alors irréprochable, bien écrit et mis en page, et surtout anonyme !
    Que votre devise soit celle de nos aïeux grecs : Kαλὸς κἀγαθός, le beau et le bon !
    Et puis, petit-à-petit, sortez de votre trou, un coup par ci, un autre par-là, et pan ! dans le mille, et puis retour vers l’anonymat protecteur de votre existence sans histoire. C’est comme ça, dans le silence et la nuit que se préparent les offensives ultimes et victorieuses.
    « Seule compte la résistance silencieuse d’un petit nombre, dont la présence impassible de « convives de pierre » sert à créer de nouveaux rapports, de nouvelles distances, de nouvelles valeurs, et permet de constituer un pôle qui, s’il n’empêche certes pas ce monde d’égarés d’être ce qu’il est, transmettra pourtant à quelques uns la sensation de la vérité, sensation qui sera peut-être aussi le début de quelque crise libératrice. » Julius Evola.

    Ungern

  • Etat de grâce pour Jacqueline Sauvage ?

     

    Faudrait savoir ce que l’on veut : la république, le peuple souverain, la justice populaire, c’est très bien sauf quand la réponse apportée n’est pas celle que l’on attend, alors on va, comme dans l’ancien temps, frapper à la porte du souverain pour demander sa grâce. Un peu de cohérence, quand même !
    Le cas de madame Jacqueline Sauvage est emblématique de l’extension du sentimental dans l’administration de dossiers sensibles, judiciaires notamment. Cette femme de soixante-six ans a été condamnée en dernière instance à dix ans de prison ferme pour avoir tué son mari de trois balles dans le dos. La préméditation a été écartée, sans quoi c’eut été la perpétuité qu’elle risquait. Nous ne connaissons pas les arcanes de l’instruction, rappelons cependant que par deux fois un jury populaire a condamné cette femme à dix ans de réclusion. Les faits sont particulièrement glauques, du moins ceux que révèle la presse spécialisée. Durant quarante-sept ans elle fut l’épouse d’un mari brutal qui la battait et qui, d’après leurs dires, abusait sexuellement de leurs filles. Le fils, peu avant la mort du père s’est suicidé. Tout cela est extrêmement perturbant et pose question : pourquoi ne pas avoir porté plainte, pourquoi avoir laissé cet enfer perdurer autant de temps ? Et là, il semble que les réponses n’aient point convaincu les jurés qui, répétons-le, par deux fois, ont condamné madame Sauvage à de la prison ferme.
    Toujours en l’absence du dossier et celle, détail d’importance quand même, du témoignage de la victime et sur foi des reportages de presse, fallait-il plaider la « légitime défense » dans ce procès ? Manifestement, en l’état actuel du droit, tuer de trois balles dans le dos un homme, sans doute aucun violent injurieux et alcoolisé, ne constitue pas une défense mais une attaque. C’est du moins ainsi que l’ont interprété les jurés successifs. On ne peut tout de même pas leur donner tort …
    On ne commente pas une décision de justice, il y va de la sérénité du système judiciaire. Dans ce cas, cette règle n’est pas respectée. Depuis la condamnation de madame Sauvage, c’est le procès de la justice et, par ricochet, des jurés qui est porté sur la place publique. Aurait-elle été acquittée que la foule eut applaudi, cette fois c’est devant le président Hollande que les filles de la condamnée vont plaider la grâce présidentielle, privilège hérité de nos bons rois.
    Faudrait savoir ce que l’on veut : si le président gracie madame Sauvage, il inflige un camouflet à la justice populaire, s’il ne la gracie pas, il risque un regain supplémentaire d’impopularité. C’est donc une décision politique que prendra le président de la république. Et quand la politique s’invite dans l’administration de la justice, cette dernière lui cède le pas.
    Loin de nous le désir de maintenir en prison une femme de soixante-six ans qui, poussée à bout par un mari violent, l’a tué. C’est terrible, regrettable, condamnable car, après tout, c’est un meurtre, mais compréhensible peut-être si la personnalité de la victime est telle que la dépeignent les principaux témoins. Gagerons que le président de la république coupera la poire en deux, c’est dans ses habitudes, et qu’il réduira la peine de la coupable, afin qu’elle puisse, par le jeu des réductions automatiques retrouver sa maison, ses filles et la paix.
    La justice des jurés populaires est imparfaite, celle des magistrats professionnels tout autant.
    Ce qui est déplorable par contre est l’instrumentalisation de la sentimentalité publique pour ne point respecter le principe d’immutabilité de la chose jugée.

    Ungern

     

  • La fausse sortie de Christiane Taubira

    Place Vendôme (Paris 1er), mercredi. Christiane Taubira ne voulait pas «sacrifier trente ans de convictions». 

     

    Voilà, exit madame Taubira au grand soulagement de la majorité des justiciables. Cette enfant terrible du quinquennat de François Hollande a remis son tablier après avoir fait sacrément parler d’elle. Nous sommes objectif, nos lecteurs le reconnaissent volontiers, nous allons donc, avec l’indépendance d’esprit qui nous distingue, analyser quelque peu la psyché de ce personnage. Christiane Taubira est une femme qui a réussi alors qu’au départ ce n’était pas gagné. De race noire, descendante d’esclaves africains, issue d’une famille de onze enfants d’où le père s’est éclipsé une fois pour toute. Sa mère meurt à quarante-neuf ans, vous imaginez d’ici le tableau. La vie n’a pas dû être facile à cette guyanaise, pas bête, au caractère bien trempé et l’envie d’en découdre au ventre. Elle a un compte à régler avec le destin et le ressentiment, très jeune déjà, anime toute son action.
    Elle commence par militer pour l’indépendance de la Guyane. Se débarrasser de ces blancs de Français, ce serait déjà ça comme revanche, pense-t-elle. Et puis son mari (dont elle divorcera en 1996) est un indépendantiste pur et dur. Mais les Guyanais ne sont pas très réceptifs. Les Français sont des blancs, certes, mais ils versent des allocations et des subsides et c’est toujours mieux chez eux que chez les voisins qui sont indépendants mais n’ont même pas de quoi mettre du rhum dans dans leur godet. Alors Christiane et son mari pédalent dans la choucroute. A défaut d’être guyanaise, elle sera au moins française. Choix de substitution. Et autant l’être au bon endroit, au bon moment et avec les bonnes gens. Elle milite au Parti Radical de gauche dont elle devient présidente. Elle fait des mains et des pieds pour que la France reconnaisse la honte de l’esclavagisme et y aille de sa repentance vraie et sincère et patati et patata. Elle joue de sa « minorité visible » comme d’autres avec les coudes, elle a son franc parler et fait son chemin. Toujours avec le ressentiment comme compagnon. La famille, par exemple. Elle n’en a jamais connue, quoi de plus jouissif que de chambouler sa conception traditionnelle française en présidant à la mise en œuvre du mariage des homosexuels, symbole s’il en est, de la disqualification du mariage.
    La prison ensuite. Faire peur aux bourgeois en expliquant que l’internement est essentiellement curatif et non plus punitif, que la prison est faite pour rédimer et que l’essentiel est d’en sortir, c’est régler des comptes avec une société blanche qui, aux yeux de Christiane, n’a de souci que sa sécurité petite bourgeoise. Et puis, elle le sait, les détenus sont essentiellement issus des minorités visibles. Il lui en coûte à Christiane de les voir stigmatisés derrière les barreaux. On peut la comprendre, non ? Et après tout, dit-elle de moins en moins en catimini, ils sont aussi victimes d’une société inégalitaire, injuste et criminogène. C’est parce que la société n’est pas faite pour eux qu’ils sont comme ça, donc il faut changer la société ! Pas besoin d’être grand psychologue pour comprendre qu’il y va chez elle d’une facture qu’elle présente à la société française blanche, catholique, familiale et qui tient à le rester.
    Que madame Taubira ait des idées, c’est son droit, que ces dernières ne soient pas les nôtre, ce n’est pas grave, ce qui l’est, c’est que son idéologie perturbe le jeu normal des institutions. Un garde des sceaux se doit de respecter la cohérence du code civil. Y introduire un mariage entre homosexuels est une aberration, un illogisme à ce point patent qu’il laisse sans voix. Un ministre de la justice a l’administration pénitentiaire dans ses attributions. Il lui appartient donc de conforter ses fonctionnaires et non pas les détenus avant les gardiens. De même avec les policiers. Quant à son dernier désaccord avec le gouvernement, cette déchéance spectacle de la nationalité, on peut, cette-fois, comprendre son souci juridique car, en effet, cette mesure est à la limite de l’anti-constitutionnalité. La franc-tireuse Christiane, on le voit, se préoccupe de la loi quand elle l’arrange.
    Madame Taubira, comme tant de ses pairs des deux sexes, est une idéologue qui obéit, pour reprendre le mot de Hannah Ahrendt, « à la logique de l’idée et non pas à celle de la raison ». Mais chez elle il y a aussi le ressentiment qui joue sa partition et connaissant le personnage, ce n’est pas fini, il y aura encore des factures à honorer. Elle n’est qu’en coulisses. Le rideau n’est pas tiré.
    Elle a encore des comptes à régler, la Guyanaise …

    Ungern