Compteur de visite

Fabius part ronronner ailleurs ...

 

 

Exit monsieur Fabius. L’homme est malade, ce qui est fort dommage pour lui, mais n’est-il pas pour le moins abusif d’avoir maintenu à la tête de la diplomatie française quelqu’un qui manifestement n’avait plus tous ses moyens ? Son surnom de « sleeping Fabius » est révélateur du personnage. Le voilà à la présidence du Conseil d’Etat. Il y ronronnera à onze mille euros par mois. Nos dirigeants se comportent comme les nantis d’un système qui entretient un mandarinat, multiplie les passe-droits, cultive l’opacité et réserve à ses serviteurs des retraites dorées.
Fabius, ce fut l’appel au meurtre de Bachar El Assad qui « a trop vécu », selon lui. Jamais diplomate n’avait tenu pareil discours. Ce fut aussi le soutien inconditionnel et imbécile aux « islamistes modérés » qui s’opposent au régime légal syrien. Comme s’il y avait des « islamistes modérés » ! C’était un adversaire rabique de la Russie, un inconditionnel de la vassalisation totale de l’Europe aux Etats-Unis, un européiste maladif et aveugle. Ou corrompu, pourquoi pas, ils le sont tous ?
Le système aussi l’est. Le comble c’est que tout le monde le sait, le dénonce, mais au bout du compte, s’en accommode. Vous verrez, si demain Marine Le Pen arrive au pouvoir, la tentation d’en jouir sera très forte …
Aux Etats-Unis, les dernières élections primaires ont mis à jour cette défiance du système. L’emportent Sanders et Trump, deux candidats qui le dénonçent. Le premier est un type de gauche, opposé aux lobbys de toutes sortes qui pèsent sur le Congrès et ses membres, le second, ce milliardaire fantasque mais pas bête qui s’en prend lui aussi à ceux qui imposent leurs intérêts avant ceux de la nation. C’est très bien et significatif. Les Etatsuniens sont un peuple encore sain qui a des valeurs primaires faites de travail, de famille et de patrie. Ils n’aiment pas les tire-au-flanc, les fraudeurs, détestent les passe-droits et envoient en prison les menteurs. Chez eux, un Cahuzac serait en taule, chez nous le bonhomme n’a rien perdu de sa superbe. Les deux candidats ont en commun leur souhait d’isolationnisme. Ils veulent que les Etats-Unis vivent leur vie et cessent de jouer les gendarmes du monde entier et de l’univers tant qu’à faire. C’est une vieille histoire que celle-là. Les Etats-Uniens sont un peuple bigarré venu d’Europe mais dénaturé par rapport à ses racines originelles. De mentalité strictement calviniste, il cultive l’individualisme et aime se croire élu par un Dieu qui l’a placé sur une terre lui promise depuis les temps les plus anciens. Il n’a jamais cultivé la nostalgie de ses origines. Sa participation à la première guerre mondiale fut plus que tardive et quasi symbolique. Quant à la seconde, les Américains n’en voulait pas entendre parler, Lindbergh et Ford parlaient ouvertement de pressions intolérables du lobby juif pour forcer le gouvernement à déclarer la guerre à l’Allemagne. Finalement ce fut Roosevelt qui, reniant ses promesses électorales, entraîna le pays dans un conflit qu’il ne voulait pas. L’Amérique n’a pas de vocation impériale, au contraire de ses grandes sociétés qui cultivent le mercantilisme à l’échelle universelle et tiennent le pays sous leur joug. C’est pourquoi la victoire de messieurs Sanders et Trump est un leurre, un joujou destiné à montrer au monde entier que l’Amérique est une grande nation démocratique et patati et patata. Ensuite on passera à des choses sérieuses et aux candidats présentables et vous verrez cette vieille catin d’Hillary Clinton et le fils de famille Jeb Bush prendre le relais. Après tout, même chez eux il faut des vedettes américaines.
Qui remplacera Laurent Fabius ? On parle de madame Royal. Un désastre !
Pauvre France, pauvre Europe, pauvre de nous …
Si j’étais à leur place, je vous promets un de ces swings …

 

Ungern

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