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Paris : chemin de croix pour François Hollande

 

 

 

 

 

HOLLANDE AGRICULTURE

Bonjour, nous sommes le dimanche vingt-huit février de l’an 2016 du Seigneur et invoquons Saint Auguste Chapdeleine, missionnaire en Chine, de même que les Saintes Marane et Cyre, moniales en Syrie au Vem siècle. Qu’ils prient pour nous !
Jamais un président de ce qui reste de la république françoise n’avait connu pareil accueil, semblable tombereau d’injures, de cris, d’insultes de huées. Il n’avait pas le choix, le bougre. Soit il ne venait pas et se faisait traiter de lâche. Soit il affrontait les sifflets et déconsidérait, encore un peu plus, la magistrature suprême. Cornélien peut-être, dramatique surtout, car la question se pose, plus actuelle que jamais : qui dirige encore ce pays ?
Que veut le peuple ? Pas grand-chose, mesdames et messieurs, le peuple n’a pas d’idéal, seulement des besoins, pour reprendre le mot de Louis-Ferdinand Céline. Ce qu’il demande à celui qu’il a choisi pour chef, c’est qu’il le protège et lui permette de vivre gentiment sa petite vie. L’agriculteur veut cultiver, élever, vendre ses produits et gagner décemment sa rude existence. Mais pas plus. Le peuple, son ambition est au niveau du « Sam’suffit ». C’est de la bonne pâte qui oublie demain ses ressentiments d’hier. Mais il peut aussi se mettre en colère, se laisser emporter et dépasser des bornes que jamais il n’avait imaginées laisser derrière lui. Vous les avez tous vues, ces retransmissions depuis le salon de l’agriculture. Un chef d’Etat blême protégé de partout qui se fraie difficilement un chemin alors que la foule des exposants lui rappelle qu’ils ne sont (même pas) des migrants ! Le stand du ministère de l’agriculture est mis à sac. Les CRS interviennent, du sang coule, des sirènes mugissent, le président est coincé de partout, son ministre, l’immense Le Foll est inquiet, la foule, cela ne se maîtrise par comme ça, une fois qu’elle part en vrille qui va l’arrêter ? Dieu seul sait ce qu’il peut se passer, il croise les doigts, regarde à gauche, à droite, le plafond, la sortie de secours, on ne sait jamais … Le président continue, stressé, il transpire, dégouline des aisselles, a envie de pisser mais se retient, peste sur le bonhomme à sa droite qui lui parle de statistiques auxquelles il ne comprend rien et se dit que, décidément, il va passer un sacrés savon au préfet de police qui n’a pas prévu l’ampleur du coup et puis, Il ne voudrait pas que cela se termine par des coups de feu tirés par les forces de l’ordre. Même à titre de semonces, cela ferait très mauvais genre. Il imagine les gros titres de la presse internationale : France : la police tire sur la foule pour dégager le président. France : police open fire on protesters. Et à Pékin : 法国:警察开枪示威者
Il lit déjà ces éditoriaux fielleux qui enterrent ce foutu quinquennat qui décidément ne lui vaut rien de bon. Il voudrait consulter sa montre, mais ne l’ose. Un éleveur le prend à partie : pourquoi nous avez-vous abandonné ? Il bredouille. L’homme est énorme et grand avec ça. Il a des pognes d’étrangleur. Ces cul-terreux, tout de même … Il bégaie une réponse. Le Foll le serre de près, paré pour une intervention rapide, mais il se dégage, reprend son chemin de croix, sans Simon de Cyrène pour la soutenir. Et dire qu’il y a quelques heures à peine il dansait le tango et buvait de la bière dans les ruelles du vieux Buenos Aires et se faisait applaudir par des gens qui ne le connaissait pas. Foutu métier !
Que peut-il dire et faire ? Pas grand-chose, il le sait. L’agriculture, c’est le job de Bruxelles, c’est là que tout se passe ; Le Foll, il y va, dit deux ou trois mots, des types qu’il ne connaît pas le laissent parler et puis décident et lui, Le Foll, et lui, Hollande, ils appliquent en France comme d’autres aux Pays-Bas, en Lituanie ou Moldo-Slovaquie, ce que ces type qu’ils ne connaissent pas veulent qu’ils fassent. C’est comme ça. Le prince de Monaco ou le prince-évêque d’Andorre ont plus de pouvoir que lui Hollande, François, président de l’arrogante et jacobine république françoise. De quoi pester un bon coup, mais c’est trop tard, le mondialisme est passé par là. Alors, ne rien dire de ce qui est, mais prêcher ce qui n’est pas. Difficile à mettre en pratique mais simple à dire. Hollande s’y connaît, il n’a fait que ça dans sa vie, mais cette fois ci, il sent que ces vieux trucs, ces tours de bateleur ne prennent plus. Alors il veut rentrer, dit à Le Foll qu’il en a marre et qu’il veut pisser dignement. Zou ! On file dit Le Foll. Exécution répond un gus à casquette qui ne demandait que ça. Exeunt Hollande et sa cour. Les paysans retournent à leurs vaches, poules, cochons, couvées. La vie continue. Les cameramen sont contents, les images sont historiques, les journalistes ont de quoi noircir du papier, votre serviteur jubile, ma chatte ouvre un œil. Elle se s’en fout.

Ungern

 

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