Fidel Castro hasta la muerte

Fidel Castro devant l’Assemblée générale des Nations Unies, à New York, le 26 septembre 1960.

 

Fidel Castro est mort, nous mourons tous. Il n’avait pas trop fière mine ces derniers temps quand on le voyait (rarement) vêtu d’un Adidas de banlieue, substitut miteux à sa légendaire tenue  de guérillero.
Victorieux de la corruption endémique qui faisait de l’île le lupanar des Etats-Unis, il  fut, contraint ou non, l’Histoire nous le dira, l’obligé du totalitarisme soviétique, barbarie communiste qu’il imposa brutalement à son peuple. Les Etasuniens qui, en bons calvinistes, voient le diable partout et ne supportent pas qui vit en marge de leurs structures mentales, ont frappé Cuba d’un embargo cruel, ce n’était pas malin !
Castro aurait pu inaugurer un système original et latino-américain, à la place il perpétua une implacable rigidité soviétique. Jeune, il fut une idole, mieux eusse valu qu’il mourût plus tôt, aujourd’hui ne demeurent que des clichés couleurs sépia, ceux de nos grands-parents. Ce n’est plus Hasta la victoria, mais Hasta la muerte !
Revenons en franchouille pour parler comme ce bon Dantec. Bien sûr que nous irons nous prêter à la farce des primaires demain dimanche et même que nous donnerons notre voix à Fillon en priant que cette raclure de Juppé s’en  retourne à Bordeaux ou au diable. Toute cette agitation médiatique ne fait que le bonheur des journaloppes et des bilieux qui y trouvent matière à râler, signe de santé. La candeur souriante est symptôme d’un déficit de testostérones et prélude à la mort. L’essence de la vie est bouillonnement. Caresser un 7.65 ou la peau d’une femme ; hésiter est permis.

Nous n’aurons pas la joie, nous en Europe, de vivre une guérilla sauce salsa dans la silva tropicale, à la place, des règlements de compte sanglants entre nous avant de nettoyer les banlieues de leur vomi. Neutraliser les kollabos qui justifient tous les abandons, lâchetés, désertions, parjures, reniements, sophismes, aveuglements et petits calculs d’apothicaires de province. Au trou les romanos ! Si l’odeur de poudre vous incommode, passez votre chemin.
Mais en sommes-nous encore capables, la franchouille n’est-elle pas castrée et heureuse de l’être, inconsciente dans sa ricanante ignominie ? Possible, on verra, c’est en forgeant que l’on devient forgeron, en tirant mitrailleur, en révolutionnant, révolutionnaire.
Hasta la Victoria !

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