Compteur de visite

Fermez-la, Omar Sy !

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Cette citation de Madame Weil est d’une brûlante actualité. Bien d’entre nous aspirent à vivre, à ne pas traîner leur existence dans un anonymat d’autant plus obscur qu’il est stérile et ne suscite qu’indifférence, même pas polie. C’est le cas des acteurs, figurez-vous, qui, une fois l’ivresse d’une pièce ou d’un film à succès passée, se demandent ce qu’ils vont bien pouvoir dire et faire maintenant que le metteur en scène n’est plus dans leur champ de vision.
Mais entre ânonner un texte et « dire », soit exprimer une pensée, il y a un gouffre que certains, moins doués pour l’intellect que pour la grimace ne parviennent pas à franchir.
Voyez ce monsieur Omar Sy; il nous vient du Sénégal, ce qui en soi n’est pas une tare. Avant guerre, déjà, il y avait une revue dite « nègre ». Que monsieur Omar Sy soit un acteur nous ne le mettrons pas en doute, il s’est fait remarquer, dans le bon sens du terme, dans des films à succès, notamment celui où un grand noir, magnanime et costaud sert de majordome musclé à un pauvre handicapé blanc comme la farine à gâteau de notre grand-mère. Le message subliminal de cette métaphore est clair, si j’ose m’exprimer ainsi parlant de monsieur Sy.
Un acteur, ça joue sous la direction d’un metteur en scène, on ne lui demande pas d’être intelligent, de réfléchir, d’écrire et encore moins de parler. Il y va d’un vœu pieux, car légion, sont-ils à l’ouvrir pour débiter un tas de sottises, de resucées (surtout les femmes, curieux ...) et autres lieux communs du politiquement correct.
Il a donc, ce monsieur Sy, demandé qu’ Eric Zemmour soit interdit d’antenne car Zemmour est un « criminel » et « un cochon » et autres amabilités du même cru.
A propos de cochon, Omar Sy est beaucoup plus prudent avec le porc Harvey Weinstein qui l’a si gentiment reçu à Hollywood … Une émouvante photo les voit ensemble, tout sourire, égayés dans l'attente de se lâcher dans la soirée que Weinstein leur a concoctée.
Monsieur Sy devrait comprendre une chose, qu’il fasse donc un effort : il n’est pas, en France, dans son pays, il est donc astreint à un devoir de réserve. Il n’a pas à interdire à un Français de dire ou d’écrire ce qui ne lui plaît pas. Il dit merci à ces gentils Français qui ont vu ses films et l’ont applaudi parce qu’il les a fait rire. Il n’a pas à leur faire la leçon ! Et qu’il la ferme !
C’est clair ?
Oh, pardon !

LOUP 1

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