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Roméo et Juliette, ou pourquoi les femmes se rasent les jambes.

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Une jeune fille dans le Gard a été enlevée par des membres de sa famille et séquestrée dans une chambre où les policiers l’ont retrouvée ligotée sur une chaise, affamée et déshydratée. Son crime : vivre à l’européenne et avoir un petit ami « français ». Vous aurez compris qu’il y va de nos « compatriotes musulmans » qui avaient d’autres visées pour la petite, par exemple épouser un gars du bled qui, du coup, recevrait des papiers pour résider en France et paierait à la famille de son épouse dix à quinze mille euros. Ce qui précède n’est pas exceptionnel, à vrai dire, c’est hebdomadaire. Mais dans le fond, c’est quoi vivre à l’européenne ?
D’après nos pasionaria du beau sexe, c’est « vivre sa vie », « choisir son (ses) amant(s) », ne pas dépendre de l’homme et faire des enfants toute seule ou du moins quand on en a envie. Si, en sus, on pouvait les programmer : un peu basané, mais pas négroïde, avec des yeux verts et un QI de 112,5, ce serait l’idéal, on n’arrête pas le progrès.
Aussitôt dit, elles filent chez l’esthéticienne se faire épiler les jambes : marre de les raser sous la douche ! Mais dans le fond pourquoi ? Leur corps ne serait-il pas parfait, tel quel, pourquoi le mascara, le rouge à lèvres, le soutien-gorge et ce string qui vous fend le cul ? « J’aime les femmes qui ont du poil aux jambes et sentent la transpiration » avait un jour déclaré Bob Dylan. Sa copine de l’époque, Joan Baez, a dû apprécier. Helmut Newton, le photographe « glamour », mitraille toujours des caryatides dénudées avec système pileux en évidence. C’est beau et sexy à la fois, non ?
Vivre à l’européenne, c’est refuser les mariages forcés, nous martèlent les censeurs. Allons, allons,
les mariages arrangés, ce fut la règle jusqu’à nos grands-parents. Vous en connaissez beaucoup de filles de bourgeois qui convolent en justes noces avec des prolétaires maghrébins ? Et puis, le mariage est une chose trop sérieuse pour être mis entre les mains des amoureux.
Juliette, tenez, à qui sa mère annonce qu’elle qu’elle épousera Pâris : « J’essaierai de l’aimer, mère, si tel est votre bon plaisir ». Quelle brave fille ! Ou cette petite princesse anglaise, épousée du Dauphin (13 ans) qui, la nuit des noces, traverse le palais pour rejoindre son mari : « Monsieur mon mari, puisque nous voilà mariés, aimons-nous ! »
Juliette (celle de Roméo) se rase-t-elle les jambes ? L’histoire ne le dit pas, mais bien qu’elle se prépare au sacrifice suprême, celui de l’hymen ; ce qui se fait dans la joie et la bonne humeur, une fois franchi l’obstacle du balcon. Admirez, au passage, la métaphore.
Mais l’historie finit mal, vous le savez tous et c’est la faute aux hommes. Après tout si l’amour, comme nous l’apprend le divin William, est : « a choking gall », c’est grâce aux femmes qu’il est aussi :« a preserving sweet ».
Dans le Gard, notre jeune fille reprend goût à la vie, les siens sont en prison. Elle épousera peut-être son Roméo français et ils auront beaucoup d’enfants. Plaise au Ciel que ce soient des filles; les mâles et leur indécrottable sens de l’honneur au niveau de la braguette, elle a déjà donné !

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