Compteur de visite

Johnny est mort ... et alors ?

HALLYDAY.jpg

 

Philippe Smet, alias Johnny Hallyday, est mort. Sa vie a commencé par une imposture. C’est Line Renaud, sa marraine du spectacle qui le présente : « Voici Johnny, son papa est américain et sa maman française » … etc. En fait, son papa est un « artiste de cabaret » belge, inconnu au bataillon, qui trimbale son fils de ville en ville au gré des spectacles.
Le «truc » de Philippe Smet, c’est de s’être fait passer pour ce qu’il n’était pas : un chanteur américain. Alors qu’il est tout juste à même de chanter en français des tubes d’outre-Atlantique accompagné de musiciens du cru qu’il paie très cher, d’un arrangeur de la même facture plus le parolier doué. Bonne recette pour se faire aduler par un public franchouillard inculte et qui s’imagine que son idole a du talent.
Il n’en a pas ! Johnny Hallyday adopte les styles que ses conseillers lui imposent, c’est un pur produit du marketing. Une éponge à nulle autre pareille, un être docile qui se laisse ballotter au gré des vents de la mode. Il adopte, sans y apporter la moindre touche personnelle, les tendances qu’on lui dicte : tout à tour hippie, routard, motard, culturiste. Son élocution déjà pauvre, au fil des ans devient une espèce de borborygme franco-américain, sujet de toutes les exégèses de la presse rock.
L’homme n’est pas malhonnête. Il est inconscient ! C’est ainsi que dans le journal « Le Monde », il avoue benoîtement avoir composé son unique chanson sous influence de coke. Chirac l’appelle aussi sec et l’engueule : il venait de lui conférer la légion d’honneur la semaine avant !
« Optimisateur » fiscal de référence, ce « grand artiste français » n’a eu de cesse de fuir le fisc de son pays. On l’a vu en Suisse et puis à Los Angeles, sa vraie patrie, celle de tous les frimeurs friqués. Il avait demandé aux autorités ad hoc la nationalité belge, son père l’étant. Las, les Belges, la lui ont refusée. Pas bêtes, ils avaient compris qu’une fois muni de son nouveau passeport, Johnny se serait établi à Monaco, ce que, Français, Il ne pouvait. On le voit aux Caraïbes, pas loin de ces îles taxées, pas plus tard qu’hier, de paradis fiscaux. Mais Johnny donne des leçons de civisme à ses compatriotes qui votent Front National, vous pouvez m’expliquer ?
Concédons-lui un joli filet de voix. Genre Freddy Mercury, mais sans l’originalité et le talent de ce dernier.
Bon, on a perdu assez de temps à noircir du papier. Comme vous êtes toutes et tous très tristes, voire en pleurs, remettez-vous, Johnny est mort, un autre viendra prendre sa place. Les peuples veulent adorer et, à la limite, n’importe quoi !

france vive

 

Écrire un commentaire

Optionnel