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Jonathan Daval : une histoire banale

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Les journalistes s’en donnent à cœur joie. Faut dire que durant l’enquête, ils avaient été tenus à l’écart, ce qu’ils n’aiment pas beaucoup, alors ils en remettent. Et pourtant …
Cette affaire du meurtre d’Alexia, son épouse, par Jonathan Daval est banale, ce qui ne l’est pas (encore que …) c’est le rôle tenu durant les mois qui suivirent.
Jonathan, vous l’avez vu ? Petit, il a une tête d’épagneul triste, casse vraiment rien comme garçon, pas le genre sur l’épaule duquel une femme voudrait poser sa tête. Alexia, elle, sur les photos, nous la voyons grande, belle, au regard décidé d’une femme qui sait ce qu’elle veut. Son prénom déjà qui signifie en grec : femme libre. De suite on devine qui commande et fixe les règles dans ce couple mal balancé.Ce qui s’est passé ? Une dispute, une de plus, et Jonathan, le soumis, se rebelle. Le voilà, « hors de lui », qui étrangle sa femme. Dramatique, mais banal. A ce stade, il n’y a que deux possibilités : 1° il téléphone aux flics et attend leur arrivée, 2° il se pend, se tire une balle dans la tête ou s’étripe comme le font les nobles Japonais. Mais Jonathan n’est pas noble et encore moins Japonais.
Alors, il finasse, refuse de reconnaître ce qui est dans sa froide et criminelle réalité. Il va jouer au plus fin. Et c’est la mise en scène que vous connaissez.
Mes amis, le mal emporte celui qui le commet. Vous posez un acte répréhensible et voici que s’enchaîne une suite de conséquences qui entraînent votre conduite. Pour Jonathan, ce fut la marche blanche du mari éploré et un jogging commémoratif, les funérailles où il est soutenu par sa belle-famille (tous plus grands que lui). Bref, les psy vont s’en donner à coeur joie !
Jonathan est un enfant de ce siècle. Il n’assume pas, ne se veut pas dans la peau qui est la sienne et joue un rôle. Mal, puisque le voici en prison.
Tous les trois jours, une femme est tuée par son conjoint. Les homme sont des brutes qui massacrent et les femmes des chipies qui empoisonnent. C’est lamentable.
Cela lui coûtera-t-il cher ? Le meurtre et sa livraison aux flics, tout au plus dix ans. Mais compte tenu du barnum glaçant qui s’en est suivi, ne parions pas sur moins de vingt-cinq.
Mais le problème n’est pas là, il gît dans cette société où plus personne n’est à sa place, où tout le monde veut jouer dans la cour des grands et se croire égal à l’autre qui le dépasse.
Le crime n’est pas exceptionnel, mes amis, il est en chacun de nous, aussi saint soit-il et l’homme n’est pas bon, il est d’abord faible.

 

LOUP 1

Commentaires

  • VRAI !

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