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Compassion pour Marc Dutroux ?

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Il va y avoir des jours chauds en Belgique. Marc Dutroux introduit une procédure en libération conditionnelle, son avocat Me Dayez, dans la foulée, sort un livre : « Pourquoi libérer Marc Dutroux ? Pour un humanisme pénal ».
Pas besoin de rappeler les horreurs commises. Récidiviste, il a massacré des enfants dans des conditions inimaginables et a été condamné à la perpétuité « assortie d’une mise à la disposition du gouvernement durant dix ans  (en fait, sous contrôle du Tribunal d’Application des Peines). Ce qui signifie que la perpétuité n’en est pas une, qu’elle est assimilée à une peine de trente ans pour le droit belge, et comme tout condamné peut demander au tiers de sa peine une libération conditionnelle, Dutroux compte bien en profiter.
Perpétuité, sans possibilité de remise de peine, cela existe aux Etats-Unis, et c’est appliqué ! Le condamné n’a donc plus d’espoir de se retrouver un jour libre. Dur ! Et cruel aussi, concédons-le. Tous les condamnés à mort, cependant, procèdent pour que leur exécution soit muée en détention à vie, comme quoi l’instinct vital prend toujours le dessus.
En prison, le sort de condamnés du type Dutroux n’est guère enviable. Ils sont, de par la nature de leur crimes, exclus de la communauté des détenus, lesquels représentent un danger pour leur intégrité physique, voire leur vie. Ils restent donc dans leur cellule et jouissent d’une heure de promenade solitaire.

L’humanisme pénal, qu’analyse Me Dayez, est chose appréciable dans le cas de détenus « ordinaires ». La rémission du condamné fait partie de la philosophie du droit pénal. Reste à savoir qui peut être rédimé ? Un assassin peut se muer en homme responsable après une dizaine d’années derrière les barreaux, cela s’est vu et plus d’une fois. Mais Marc Dutroux a été diagnostiqué psychopathe et cette affection mentale, dont les ressorts sont mal connus de la Faculté, est incurable. Pour un psychopathe, la morale est ce qui est bon « pour lui ». Le respect dû aux autres lui est langue étrangère et l’épanchement de ses pulsions normal quel qu’en soit le prix. Maintenez dix, vingt, trente ans en prison un quelconque Dutroux, rien ne garantira qu’il restera calmement chez lui a collectionner les timbres posts.
Alors quoi ? Toujours en Belgique, un condamné à perpétuité (pour viols multiples et agressions sexuelles) a demandé il y a quelques années de jouir de l’euthanasie car ses conditions de détentions lui causaient une douleur insupportable. Et cela lui fut accordé ! L’euthanasie ne fut pas appliquée, la Cour de Cassation ayant estimé que cette dernière aurait introduit obliquement la peine de mort dans le droit belge, mais ceci est une autre histoire.
En ce qui concerne Marc Dutroux, nous pouvons comprendre que les conditions de détention soient pesantes et même désespérantes. Mais, d’autre part, la société a le devoir de se protéger. Dans ces conditions, pourquoi ne pas réintroduire dans le droit la peine de mort ? Plutôt que de pourrir entre quatre murs, entouré de l’opprobre général, autant retrancher de la société un élément qui constitue un danger permanent. Une peine de mort sans haine, quasi clinique. Il y a des êtres qui ne sont plus dans la communauté des vivants et qui échappent notre entendement. Ils souffrent en prison, mettons fin à leurs souffrances !
Voilà notre conception de cet « humanisme pénal », cher à Me Dayez.

 

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