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Vel d'Hiv 1942 : quand la France collaborait

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Il y a quelques mois, devant un Premier ministre israélien amène et satisfait, Emmanuel Macron nous a refait le coup de Chirac : la France est responsable de la rafle du Vel d’Hiv qui valut, selon les historiens, un sort funeste à treize mille Juifs.
Jusqu’en 1995, la position de nos dirigeants était nette : le gouvernement qui avait décidé cela, ce n’était pas la France. Point ! De De Gaulle à Mitterrand, Vichy et le Maréchal Pétain ne représentaient qu’eux-mêmes, le pays, le vrai, était à Londres. En reconnaissant que c’était bien la France et sa police qui avaient organisé la rafle de ce mois de Juillet 1942, Jacques Chirac substituait à la légitimité de Londres celle de Vichy : la France collaborait en toute légalité, De Gaulle et la résistance étaient rebelles à l’ordre établi et les Français complices des turpitudes de leur légitimes dirigeants.
On ne va pas pas rentrer dans des discussions sans fin sur le pourquoi du comment.
Ce que nous dénonçons, c’est la repentance spectacle et, en ce qui concerne celle de monsieur Macron en visite à Tel-Aviv, le bis repetita in idem qui était tout-à-fait superfétatoire.
Une nation ne commet pas toujours des actes exemplaires, elle fait la guerre, commet des injustices, des crimes d’État, trahit des serments, viole des traités. Elle est à l’image des hommes imparfaite, veule et imprévisible. Elle peut réparer ses erreurs, gommer ses imperfections, revoir sa politique, mais elle n’a pas à se repentir. Qui est-elle pour prétendre incarner la repentance de tout un peuple ?
Au mieux, elle peut accorder à ceux qui ont subi un préjudice un dédommagement, mais une nation ne se repent pas.
Une nation qui se respecte assume son histoire, toute son histoire, zones d’ombres comprises. Elle peut la regretter, mais la prend en compte et assume. La repentance est toujours un acte individuel, jamais collectif. Napoléon était un tueur. Il est toujours considéré comme un héros chez lui. Attila est un prénom fort commun chez les Turcs, de même pour Tamerlan. Ces messieurs n’inspirent que dégoût et aversion chez nous.
Non seulement on ne fait pas repentance, mais si l’on doit regretter à mots couverts quelques actes du passé, on le fait entre nationaux et pas devant un ministre étranger. Et on n’en remet pas dans la haine de soi.
On peut se demander quelle étrange et suspecte jouissance pousses ces instances à toujours réclamer plus de contrition et de « mea culpa ». Parti comme c’est parti, il faudra bientôt y aller la corde au cou et les cendres sur la tête.
Un pays ne se grandit pas en agissant de la sorte, il s’abaisse, flatte et prête allégeance.
Et ne préside en rien à la nécessaire réconciliation des vivants et des morts. De Gaulle l’avait compris qui était un homme d’Etat. Depuis Chirac, l’Etat s’efface devant les lobbys et tout particulièrement devant le plus puissant d’entre eux.
Tout ceci est hautement regrettable,  mais ces petits messieurs ne peuvent le réaliser. Ce ne sont que des logiciels formatés par plus grands qu’eux.
Le président Macron a regretté dans son discours de circonstance que la rhétorique antisémite trouve toujours écho en France.
En traînant son pays dans la boue, il l’alimente.
Mais le réalise-t-il ?

 

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