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Que faire de Marc Dutroux ?

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Marc Dutroux en 2013

 

Vous vous souvenez tous de l’affaire Marc Dutroux qui souleva, dans le sens le plus littéral du terme, la Belgique. Dutroux, c’est cinq assassinats, des viols et séquestrations en prime ! Deux petites filles mortes de faim dans une cave à rat, deux adolescentes trucidées après viol, un certain Weinstein assassiné dans l’indifférence générale et deux enlèvements suivis de viol. Horrible !
Marc Dutroux, arrêté en 1996, a été condamné en 2004 à la réclusion à perpétuité. Sa femme et complice actif Michèle Martin, a trente ans, de même que son portefaix, Michel Lelièvre. Aujourd’hui sa femme est libre depuis plusieurs années. Michel Lelièvre, complice totalement passif, est toujours en prison (comme égalité homme-femme, on fait mieux) et Dutroux sous les verrous.
Et voilà que son avocat, Bruno Dayez, commet un livre : « Pourquoi libérer Marc Dutroux ».
Il dit, le maître, que les prisons sont le trou noir du lavabo et déplore le manque de formations disponibles pour les détenus. Il ajoute que la société se débarrasse de ses déchets en les parquant dans des endroits surpeuplés, insalubres et générateurs de crimes et délits à venir. Il n’a pas tort, mais la question n’est pas là.

La seule question qui vaille est : faut-il libérer Marc Dutroux ? Au terme de la loi belge, il a le droit de demander sa libération conditionnelle, faut-il y donner suite ou non ?
Marc Dutroux, la procédure l’a mis en exergue, est un psychopathe, fils de psychopathe. C’est un multi récidiviste. Un homme « irrécupérable » comme l’a rappelé le psychiatre qui le suit. Ce qui veut dire que, libre, rien ne garantit que Dutroux ne recommencera pas.
Mais ce n’est pas tout ! Il y a en droit la notion d’un ordre public qui ne peut être perturbé par un fait qui scandaliserait l’opinion publique en alimentant la souffrance des parties civiles. Libre, Marc Dutroux mettrait le feu aux poudres et ce ne serait pas décent.
Bruno Dayez est un idéologue, ce qui veut dire qu’il vit en fonction d’une « idea », celle qui veut que l’homme soit bon et que c’est la société qui le corrompt. Ce qui est faux ; l’homme n’est ni bon, ni mauvais, il est faible et aura toujours tendance à faire plutôt le mal parce que c’est plus facile.
Au Moyen-Age, le sort de Dutroux eut été vite réglé. A l’époque on se préoccupait du salut de l’âme et pas des trous noirs dans les lavabos. Dutroux aurait été écartelé mais l’âme sauvée. Deo gratias !
Le sort de Marc Dutroux à la prison de Nivelles n’est pas enviable. Il est seul dans sa cellule. Aucun détenu ne veut frayer avec ce « monstre ». Et il ne peut prendre le frais avec les autres qui lui couperaient la tête sans hésitation aucune. Dur !
Et maître Dayez d’enfoncer le clou : la prison à vie, c’est une peine de mort !
Bien dit, cher Maître, alors tant qu’à faire, mettons-nous d’accord. Tous les deux nous pensons que la prison à vie, sans possibilité de remise de peine (qui existe aux Etats-Unis), est cruelle.
Eh bien , passons à l’acte et finissons-en avec les souffrances de votre client : qu’il soit exécuté !
Le sang rédime le sang. C’est un mystère ancré dans les structures mentales de nos aïeux : qui tue doit être tué à son tour. Peut-être pas dans tous les cas, mais dans ceux qui nous occupent ; enlèvements, viols et assassinats d’enfants, vous croiriez en une « transfiguration » de Marc Dutroux et sa réinsertion parmi les braves gens ?
Michèle Martin a été libérée au bout de seize ans de détention et ce fut un scandale. Cette femme et mère de famille avait laissé mourir de faim dans une cave secrète de sa maison deux petites filles qu’elle savait enlevées par son mari. Pendant qu’elle préparait le goûter des siens, ces deux enfants agonisaient …
Qu’elle soit en liberté aujourd’hui est une insulte à la souffrance des familles des victimes. Ne l’oublions pas, la société réclame des comptes et la justice ne le fait qu’au nom de cette dernière. Pour qu’un condamné paie entièrement sa dette encore faut-il que l’en libère sa victime. Dans le cas d’un Dutroux, l’insolvabilité est évidente.
La suppression de la peine de mort n’est pas le signe d’une société évoluée mais d’un aveuglement têtu face à la réalité. L’homme peut agir en monstre qui n’a pas sa place parmi les vivants.
Et dans ce cas …

 

LOUP 1

Commentaires

  • Bonne analyse

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