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Manuel Valls change d'éternité

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Manolo Valls-Galfetti, alias Manuel Valls, né à Barcelone, a choisi Paris-Match, tribune des grandes personnalités, lui qui ne l’est plus, pour annoncer sa séparation d’avec son épouse Anne Gravoin. Il fut, peut-être que vous vous en souvenez, le premier ministre de François Hollande et laisse le souvenir d’une homme irritable, nerveux, despotique même, sujet à des coups de sang et imbu de sa personne. Après la victoire de la République en Marche, et sa défaite aux primaires socialistes, ces derniers n’en voulurent plus. Il tenta alors sa chance avec les affidés de Macron qui lui fermèrent la porte au nez et fut réélu « sans étiquette » député dans sa circonscription, mais avec une poignée de voix d’avance. Depuis, on ne l’entend plus.
Sauf dans le très pipole Paris-Match. Anne Gravoin, avec qui il fut marié huit ans, est une violoniste, présentée comme « très grande ». Possible, si le fait d’avoir été la violoniste favorite de feu Johnny Hallyday est une référence.
Manuel, interrogé par une radio communautaire juive a eu cette phrase : « par ma femme je suis lié éternellement à Israël ». Il est vrai que le grand-père d’Anne Gravoin était Juif et, comme depuis Bernard Kouchner « un demi-Juif, c’est deux fois un Juif », nous supposons, pour autant que madame Gravoin adhère à cette arithmétique, qu’elle est trois fois juive … Permettez-nous cependant d’en douter.
Il fut aussi, Manolo, lié à la Palestine, mais pas très longtemps. C’était au début de son mandat de maire à Evry. Il subventionnait une association amicale aux Palestiniens et a même inauguré une statue ou un arbre dédié à leur cause. A-t-il réalisé que supporter ce peuple spolié n’était pas rentable ou la rencontre avec sa femme fut-elle déterminante ? L’amour, quand même …
Depuis, Manolo, en a remis des tonnes. Pas une synagogue qui ne l’ait vu sans kippa, pas une déclaration, pas un emportement, pas une colère contre ceux (Soral, Dieudonné, votre humble serviteur) qui n’ait fait la une des médias. Pour interdire un spectacle de Dieudonné il a convoqué séance tenante le Conseil d’État. Et récemment encore, l’obscur député apparenté LREM, s’est rendu en Israël et a, ces jours ci, violemment pris à partie ceux qui se sont permis de critiquer la réaction de Macron en Syrie. Ce n’était donc pas son ex-femme qui le liait éternellement à Israël, l’éternité ce n’est pas huit ans, mais quelque chose de plus consistant, sonnant et trébuchant.
Notre homme ne marche pas seul et triste, dans les rues de Paris. Il a une nouvelle compagne, une députée de LREM qui vient de la droite castrée comme lui de la gauche caviar. Au Parlement national, à défaut d’autre chose, on trouve vite chaussure à son pied.
Voilà ce petit monde qui parle en notre nom, vote ce qu’on lui dit de voter et fait des annonces dans Paris-Match.
« Les démocraties sont des pédérastes passifs ; il leur faut le forgeron » (Paul Morand).

 

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