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Mithra versus Jesus

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Mithra "Solinvictus", soleil invaincu

 

 Si nous n’avions pas été chrétien, peut-être eussions-nous vénéré Mithra « Solinvictus », « Deo de Deo, Lumen de lumine ». Divinité qui nous vient de Perse à travers les armées romaines et vénérée dans l’Empire au moment où s’affirme un culte nouveau issu de Palestine, le christianisme …
Mithra est le fils unique du Dieu unique, Ahura Mazda. Il est né un 25 décembre en surgissant brusquement d'une roche.
Durant trente ans il a prêché parmi les hommes entouré de douze disciples. Il a ressuscité des morts, rendu la vue à des aveugles…
Avant de retourner chez son Père, il a convié ses douze disciples à une Cène puis est remonté aux cieux.
Il était venu parmi les hommes pour leur salut, les délivrer du mal et de la mort.
Le culte de Mithra était populaire à Rome, tellement que l'Eglise chrétienne triomphante à fait du 25 décembre la date anniversaire de Jésus et la célèbre en grande pompe, ce qui n'est toujours pas le cas dans l'Eglise d'Orient.
Un temps concurrent du christianisme, le mithriacisme s'est effacé devant lui. Il n'avait que peu de chances. Culte favori des marchands itinérants et des légionnaires (qui célébraient aussi le culte d'Isis devenu, par la suite, celui des vierges noires chez les catholiques) le mithriacisme était un culte initiatique réservé aux hommes et pratiqué dans des grottes où les mystères étaient dévoilés degré par degré.
Le premier degré était celui de "Corax" (corbeau) et le dernier de "Pater" (Père). Le chef spirituel était le "Père des pères", un "Pape" en quelque sorte…
Si le "corax" était, pensons-nous revêtu de noir, le "pater" l'était de blanc.
Tout cela nous rappelle bien des choses.
On ne sait rien de plus de cette religion sinon que dans le "mithraeum", le lieu, généralement une cave où une grotte, où se tenaient les réunions, un taureau était parfois immolé et son sang répandu sur le corps des impétrants. Une allégorie représentait Mithra sacrifiant un taureau (parfois léontocéphale) représentant le Chronos-temps. Le sang du taureau était changé en épis de blé, symbole de pain que les fidèles mangeaient en buvant une coupe de vin.
Deux gardiens entourent le Dieu-fait-homme. Ce sont des porteurs de flambeaux. L'un le tient flamme au dessus de la tête, l'autre la dirige vers le sol. Sans doute une représentation des deux solstices, les deux Saint-Jean du christianisme.
Rien de nouveau sous le soleil. Ce soleil dont Mithra était l'incarnation. Le "Sol Invictus", soleil invaincu.
Le christianisme a repris certains aspects de ses mystères mais nous ne pouvons savoir exactement dans quelle mesure.
Le secret devait être bien gardé. Nous ne connaissons aucun manuscrit qui nous révèle un rituel complet.
Peu de littérature est consacrée au mithriacisme. Le spécialiste de ce culte est Franz Cumont. Ses ouvrages sont difficiles à trouver en français. Par contre leur traduction anglaise est encore d'actualité.
L'homme a toujours souhaité se libérer de la mort. Le mithriacisme est une religion où un Dieu incarné, se projette dans le temps (et dans l'espace) et offre sa chair et son sang comme pain et vin, produits de la décomposition et vie nouvelle.


Ci-dessous : Mithra immolant le taureau.

 

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