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  • Vendredi Saint : Passion et espoir

    ADHUC STAT

     

    Adhuc stat: « et pourtant elle persiste »,colonne brisée sur des fondements immuables. Image d’un christianisme qui s’épuise mais dont le fondement antique demeurent à jamais.

    Nous sommes Vendredi Saint, Passion du Christ, mort et résurrection.
    Tout normalement, nous consacrerons quelques lignes pour déplorer l’état malheureux dans lequel se trouve l’Eglise catholique romaine, état qui, nous le regrettons, ne changera pas tant que le jésuite qui est Pape à Rome règnera. Le christianisme ne s’est imposé qu’à partir du moment où il a abandonné sa gangue judaïque pour s’ouvrir à la foi des Anciens, celles des Grecs et des Romains, pimentée de mystique égyptienne. C’est l’abandon des oripeaux juifs qui a permis aux chrétiens de conquérir le monde. Tout retour à la chrysalide originelle est une régression. Inaugurée par les protestants qui reviennent à la lecture de la Torah des Juifs,  ce retour au « Livre » ne peut se faire qu’au détriment de la Parole. Or le christianisme est précisément la religion de la Parole, pas celle d’un écrit. La Parole est l’expression du mot, elle donne vie à des graphismes, à des lignes, à des pages, elle met la vie en mouvement. Les philosophes diront que la Parole est l’étant de l’être qu’est l’écrit. Et c’est bien vrai. La Parole est vivifiante, elle enlève celui qui l’écoute, l’inclut dans sa psyché et le transfigure. L’écrit est statique, passif, femelle, il s’offre dans sa stance stérile et réjouit les coupeurs de cheveux en quatre. Le christianisme est la continuation de la vieille religion antique et cette dernière le réceptacle de la foi de nos pères venus de cette Hyperborée heureuse dont parle Platon.
    Nous sommes tous, du Midi comme du Septentrion, hommes et femmes du Nord et des mers froides qui ont baigné nos mythes. La Méditerranée est une mer conquise. Nous sommes les enfants de ces contes merveilleux dans lesquels des dieux bienveillants protègent les mortels quand ils ne courtisent pas leurs filles. Des déesses belles et désirables s’éprennent  de valeureux guerriers. L’honneur est un Dieu, comme l’est la patrie. Le dédain du vulgaire, l’amour du beau, le respect dû aux vieillards et à ceux qui savent sont le cadre dans lequel fut forgé notre prodigieuse civilisation qui fit d’une petite secte juive persécutée par ses pairs, l’héritière des dieux et déesses de l’Olympe.
    Nous ne sommes pas des hommes du désert. La vache est notre animal sacré, pas le mouton. La mer nous est une alliée et les vents violents cathartiques. Nous ne sommes pas des tribus, mais des individus égaux qui  se reconnaissent comme tels. Nos dieux sont multiples, comme le sont aujourd’hui nos Saints. Tout ce qui contrevient à cette nature d’être qui nous est originelle contribue à notre dénaturation et à cette dégénérescence dont tant d’irresponsables incultes se réjouissent.
    Si le christianisme revient aux spéculations talmudiques et à ces outres vides que sont les slogans populistes égalitaires, réducteurs et stériles, alors il mourra. Nous ne le reconnaîtrons plus.
    Dans leur Olympe radieuse, des déesses et des dieux se réveillent. Ils ont festoyé durant une longue nuit. Des restes de repas somptueux gisent un peu partout. Dans des coupes d’or quelques gouttes de ce vin  lourd et noir chanté par Homère témoignent de la soif qui fut. Voici que paraît l’aube aux doigts de rose, un jour nouveau vient qui ne sera pas comme les autres.
    Les dieux reviennent !

    Ungern

  • Bruxelles : pourquoi il faut aimer ses ennemis ...

     

    ll faut aimer ses ennemis. C’est un précepte évangélique certes, mais il faut le comprendre dans le sens suivant : L’ennemi est celui qui ébranle la stabilité de votre être, celui qui apporte la division et vous met hors de vous. Il vous appartient donc de le détruire, de le tuer. C’est bien pour ça qu’il faille l’aimer, non pas parce qu’il vous accorde la jouissance de le tuer, ce serait de la psychopathie, mais parce qu’il vous permet de répondre à l’attaque et, ce faisant d’affirmer votre «être de l’étant » (pour parler comme Heidegger), en d’autres mots, votre nature propre qui consiste à être ce que vous êtes et non pas ce qu’autrui souhaite que vous soyez.
    Haïr l’ennemi, c’est lui accorder trop d’importance et dépenser de l’énergie pour ce qui n’en vaut pas la peine. La haine (tout comme l’amour) est un sentiment trop absorbant que pour avoir pour sujet celui qui vous veut du mal (et qui l’a fait) ; réservez ce type de sentiment à ceux (celui ou celle) que vous aimez. Un soldat ne hait pas l’ennemi d’en face ; Il n’a pas à le faire, il doit le tuer ! Et c’est précisément en le tuant (en l’éradiquant) qu’il conforte son être de soldat. Un guerrier qui ne tue pas, ce n’est pas un guerrier, tout juste un fonctionnaire.
    Héraclite est un philosophe présocratique. De sa doctrine, nous n’avons que quelques fragments, pas grand-chose, mais suffisamment que pour nous en faire une idée et méditez là-dessus. Ainsi, il a écrit : „Πόλεμος πάντων μὲν πατήρ ἐστι, πάντων δὲ βασιλεύς, καὶ τοὺς μὲν θεοὺς ἔδειξε τοὺς δὲ ἀνθρώπους, τοὺς μὲν δούλους ἐποίησε τοὺς δὲ ἐλευθέρους.“ –  « Le conflit est père de toutes choses, c’est lui qui fait de nous des rois ou des dieux, des hommes libres ou des esclaves. »
    Le mot « polemos » doit être compris dans son sens premier, soit guerre, conflit. Il y va donc d’une tension paroxystique de laquelle naît un état nouveau. L’homme naît ainsi au bout de la tension d’un accouchement, un Etat des ruines de conflits régionaux parfois sanglants. Un diplôme, une médaille s’acquiert a force d’épuisants efforts intellectuels ou physiques. A chaque fois, dès lors que le but est atteint et la tension surmontée et non pas imposée, nous voilà satisfaits et rassurés, notre être n’a pas été perturbé plus qu’il ne faut, nous sommes venu à bout de ce qui le menaçait. Nous sommes confortés dans ce que nous sommes.
    Aimons donc nos ennemis, leurs attaques nous réveillent de notre torpeur anesthésiante et nous font quitter cette léthargie qui voile notre entendement. Notre réveil est  donc une renaissance, qu’elle le soit donc et dans l’enthousiasme (du grec « en Theos » en Dieu).
    Ainsi soit-il.

    Ungern

     

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  • Attentats de Bruxelles : en tirer les leçons

     

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