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casanova et venise

  • Marseille : l'Olympique et la virginité capillaire

    SELFIE MON CUL

     

    Les Marseillais ont beaucoup pleuré hier soir. Sniff … Un autre club de foot, un espagnol ! les a humiliés. Trois-zéro de zéro, s’il vous plaît. La Canebière est déserte et le vieux port se ride un peu plus. Ambiance !
    On vit une époque de décadence, mes amis. Les Romains choyaient leurs gladiateurs, ils se pressaient sur les gradins des arènes et ignoraient superbement les Barbares qui campaient pas loin de là attendant leur heure. Leurs femmes se fardaient, allumaient du regard et exhibaient leurs chairs pas encore siliconées, criant « maman » quand une main s’égarait. Aujourd’hui, c’est une participante d’une télé-réalité qui s’offusque et porte plainte pour « agression sexuelle », obligeant toute une production à quitter le Pacifique pour revenir bredouille à Paris. Con Lanta !
    Casanova est au carnaval de Venise. On est en 1725, ou pas loin de là. Sur un balcon, des spectateurs assis se pressent les uns contre les autres pour admirer le spectacle. Il raconte, notre séducteur, qu’il réussit, assis et coincé, à sodo … la signora G…, laquelle en conçut un fort courroux. Son ami et complice de jeux, Zenone, blotti tout contre une accorte comtesse, ne se trompera pas d’entrée, lui. Quelle époque, quand même. Casanova mourra pieusement et condamnera toute sa vie la blasphématoire révolution parisienne dite française.
    C’est qu’on avait des principes et du savoir vivre. L’homme se devait d’être gentil, la femme salope souvent, prude toujours. Les drogues dures comme le féminisme, la démocratie et l’égalité égalitaire ne trompaient personne. Casanova, toujours lui, rencontre Voltaire, lequel, raconte notre homme, l’a a la bonne et lui déclare qu’il ne croit pas en Dieu mais en un quelconque « Grand Horloger ».
    Je ne vous en veux pas de ne pas croire en Dieu Tout Puissant Créateur du Ciel … etc, lui réplique Casanova. Mais vous ne pouvez inculquer cette idée dans la tête du peuple, jamais il ne la comprendra, le peuple n’est pas fait pour la spéculation intellectuelle, elle est pour lui un poison qui le perdra. Rien ne prouve qu’il dit au philosophe ce qui précède, Voltaire ne mentionne à aucun moment sa rencontre avec le playboy d’avant l’heure, mais sa réponse témoigne de ce bon sens dont jamais ne se départit le Vénitien.
    En cette année sans grâce, Voltaire n’est plus, l’idéologie règne en maîtresse implacable et exige que rien ne puisse être affirmé qui ébranle ses dogmes, pompes et rituels.
    Les Barbares sont dans les banlieues, leurs femmes se voilent la tête, sans doute que la virginité capillaire leur tient plus à cœur que l’anale. Casanova n’eut pas apprécié.
    Mais il n’y a plus de Casanova, tout juste des hardeurs dopés au Viagra® et des zombies animés par Xanax ®
    Et in Arcadia ego !

    AVIATEUR

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Dans quelques jours, l'hébergeur Skynet nous fout à la porte. Tout passe, rien ne reste, comme disait ma concierge quand elle lisait Héraclite.
    Alors, retrouvons-nous sur :

    skanderbergblog.wordpress.com

    Pour continuer à mettre le monde (et les femmes) à l'endroit ...

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