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comite de salut public

  • Les "Brigandes", un groupe qui vous veut du bien

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    Un groupe de jeunes femmes qui chantent et jouent d’instruments aussi respectables que la harpe, la guitare ou la flûte traversière agite le Landerneau bien-pensant et la sphère antifa. Les Brigandes qu’elles s’appellent en référence à ces Vendéennes qui prirent les armes pour résister à la terreur génocidaire issue de la révolution parisienne. Elles chantent sur des mélodies inspirantes, rien à voir avec les groupes de rock identitaires, et les illustrent de chorégraphies soignées d’où la dérision n’est jamais absente. Et elles font mal, ces filles ! Leur parodie des francs-maçons dans « La loge des jacobins » a fait le buzz, leurs considérations sur « Ce Geste » qui recadre le salut romain à sa juste et légitime place, indigne. Elles dénoncent l’ordre (mondial) établi, la république des copains et coquins, l’américanisation latente de nos sociétés et le féminisme qui fait de la femme un homme et de ce dernier plus grand-chose. Si, au départ, elles ne suscitaient qu’un intérêt amusé, aujourd’hui elles dérangent. Et pas un peu. Derrière elles, dans les coulisses, il y a le Comité de salut public, récupération sacrilège du même de 1793, mais décent celui-là qui produit brochures et reportages sur des sujets divers mais allant tous dans le même sens, celui d’une révolution nationale et pan-européenne. Un appel à la révolution culturelle qui se traduit, entre autres, par des chansons délibérément à contre-courant. Récemment leur vidéo sur « Franc-maçonnerie, la blanche et la rouge » a étranglé de rage le Grand-Orient de France et a été visionnée plusieurs dizaine de milliers de fois sur Youtube entre autres.
    Ce qui leur a valu un articulet dans Le Point (http://www.lepoint.fr/societe/qui-sont-les-brigandes-le-groupe-qui-emoustille-l-extreme-droite-25-02-2016-2020988_23.php#site). Lequel se réfère à un journaliste du magazine Technikart au patronyme prestigieux qui aurait passé deux jours complètement « hallucinants » (le pauvre !) avec eux. Il raconte que le groupe vit ensemble (comprenez « la secte ») dans une espèce de colocation où chacun a sa tâche bien déterminée. Il évoque un « sexagénaire bedonnant » (admirez l’allusion jeuniste et discriminatoire) qui « en peignoir » se promène au milieu de ce beau monde en tenant des propos « d’illuminé ». Un vrai gourou à le lire. S’il doit en arriver là pour épingler nos amazones c’est qu’il manque d’arguments, de talent ou des deux. Mais dans le fond, que leur reproche-t-il ? D’être royaliste, catho-tradi, alors qu’elles détestent le pape ( voir « Le rat Jèze »), d’être à l’opposé des Femen, de dénoncer les loges maçonniques (pas encore un délit, que je sache), provocatrice (« Ce Geste » dont question plus haut), raciste (dans « Le tango du bidasse » paraît-il), de titiller le lobby judéo-israélien et la « communauté organisée » comme dit l’autre. A ce jour, les pandores n’ont pas encore débarqué chez elles, mais la Licra veille sur vous, citoyens !
    La force des Brigandes est cette contestation douce qui émane de toutes leurs productions. Il y va du tacatac d’une Kalachnikov, mais avec harmonies apaisantes, agréables à entendre et qui se fredonnent spontanément. Les francs-maçons jacobins et les enragés de l’antifascisme primaire ne s’y sont pas trompés qui savent que le moyen le plus sûr de les déconsidérer est de se foutre d’eux. Ce qu’elles font à merveille.
    Elles prouvent, ces jeunes femmes et leurs compagnons qui, dans les coulisses, les assistent, que la lutte contre l’ordre imposé peut prendre des tournures qui surprennent, déstabilisent et remettent en question. Gageons qu’elles ne laisseront plus longtemps indifférent un pouvoir qui, chaque jour davantage radicalise son idéologie castratrice. Mais elles en ont, les filles !
    En attendant, sur ces comptines sympathiques, jouissez, comme ils disent …

    Ungern