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franc-maçonnerie

  • Francs-Maçons, breloques et PMA

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  • De Grands Initiés ...

     Dignitaires de l'Ordre (très) secret du Temple ...

     

     

    Foin de politique aujourd'hui, amusons-nous un peu ...

    Lu quelques part sur la toile …

    La Fédération Universelle des Ordres, Fraternités et Sociétés Initiatiques est une association libre de plusieurs organisations ayant comme but final de préserver une gnose, une connaissance ésotérique du Monde et de l’Univers, ainsi qu’elle fut transmise a travers les siècles, parmi les initiés appartenant aux Ordres et Sociétés divers, en France, en Italie, en Angleterre, en Roumanie, etc.
    Elle veut continuer le travail inachevé de la première Fédération portant le même nom, qui, sous la présidence du Frère, martyr de la seconde guerre mondiale, Constant Chevillon, réunissait, en 1939, les organisations suivantes:

    L’Ordre Martiniste-Martineziste de Lyon
    L’Ordre Martiniste de Marseille
    L’Église Gnostique Universelle
    L’Ordre des Chevaliers Maçons Élus Cohen de l’Univers
    Le Rite Antique et Primitif de Memphis Misraïm
    etc. …

    Impressionnant, non ? On se sent tout petit à lire ces titres recouvrant des pompes et des œuvres réservées à de grands initiés au bout d’épreuves particulièrement sélectives. Avouez que ça vous pose un homme de se dire : me voici Grand Hiérophante de L’Ordre Maçonnique Oriental du Régime Primitif et Rectifié de Memphis-Misraïm (et j’emmerde mon homologue de l’Ordre Occidental). Pourtant à y regarder de près, cela ressemble à un soufflé. Vous savez comment retombent ces petites choses, une fois sorties du four. Eh bien, avec ces messieurs-dames, les  grands initiés, c’est du pareil au même ! En fait, les trois-quarts des membres le sont des mêmes fraternités, sur l’air du : je crée ma fraternité machin, toi, ta fraternité chose et on est chacun membre de l’une et de l’autre. Idem pour ces églises gnostiques, kabbalistiques etc.  .. Les mêmes fidèles qui vont de l’une à l’autre, cela permet à tout-un-chacun d’être curé et évêque. Pas de jalousie !  Quant au quart restant, ils se chamaillent sur des points de préséance et de doctrine et s’excommunient mutuellement.
    Si l’on creuse un peu plus profondément, on ne va pas très loin. Ainsi, les rites « antiques », datent-il tous, au mieux, du 19em siècle. C’est le cas du Rite Antique et Primitif de Memphis-Misraïm, comme de l’Ordre du Cerneau (fin 19em, début 20em), du Rite Misraïm, des Ordres dits Martinistes-Martinézistes et divers Rose-Croix.  Vous savez, le 19em siècle, l’Empire, les rentiers, le théâtre de boulevard, les calèches, madame Bovary, les maris cocus, les peintres pompiers, les poules de luxe et la défaite de Sedan ..
    Quant aux égyptiâneries (excusez le néologisme), elle procède de l’imagination fertile de messieurs qui, apparemment n’ayant rien d’autre à faire se croyaient appelés à déchiffre par télépathie des hiéroglyphes sacrés et pénétrer ainsi le grand secrets des initiés des pyramides. Bien sûr, aucun n’est allé sur place, trop commun.
    Quant à ces églises (gnostiques, kabbalistiques etc) nous ne savons si elles soignent les âmes, elles paraissent surtout être la bonne excuse pour que ces grands initiés troquent l’épée pour la crosse et la chlamyde pour l’étole. Le ridicule ne tuant jamais, tout est bon pour se faire plaisir.
    Combien sont-ils ? En France, les adeptes du Rite « ancien et primitif » de Memphis-Misraïm sont environ deux mille répartis dans vingt obédiences se traitant l’une et l’autre de noms d’oiseaux.
    Les diverses églises kabbalistiques, gnostiques, martinésistes, martinistes (ce n’est pas la même chose) avec un « z »!) et autres kabbalistiques, orthodoxes ou non, regroupent au mieux quelques quatre  cents adeptes et curieux. Avec un peu de chance vous apercevrez, comme je l’ai vu de mes yeux vu, l’évêque, Mgr … en soutane, sa maîtresse sur les genoux.
    Bon, on se calme, les illuminés sont en général inoffensifs, naïfs mais pointilleux sur l’importance vitale de leur message.
    Et si vous n’avez rien compris, c’est que décidément vous êtes un indécrottable profane.
    Et qui plus est : fier de l’être !



  • de Maistre vivant et parmi nous

     

    Le 26 février 1821 mourait à Turin Joseph, Comte de Maistre, ministre plénipotentiaire de S.M le Roi de Piémont-Sardaigne à la cour du Tsar, écrivain, penseur, homme de foi et de fidélité.
    Philippe Sollers écrivait à son propos :
    Ce franc-maçon nourri d’illuminisme condamna la Révolution française, la démocratie et les idées nouvelles. Difficile de trouver plus réac et moins fréquentable que Joseph de Maistre. Et pourtant les raisons ne manquent pas de le lire. Connaissez-vous Joseph de Maistre ? Non bien sûr, puisqu’il n’y a pas aujourd’hui d’auteur plus maudit. Oh, sans doute, vous en avez entendu parler comme du monstre le plus réactionnaire que la terre ait porté, comme un fanatique du trône et de l’autel, comme un ultra au style fulgurant. Sans doute, mais tellement à contre-courant de ce qui vous paraît naturel, démocratique, sacré, et même tout simplement humain, qu’il est urgent d’effacer son nom de l’histoire normale. …Vous me dites que c’est un des plus grands écrivains français, peut-être, mais le style n’excuse pas tout, et vous voyez bien que son cas est pendable. Maistre, un Sade blanc. Ou si vous préférez, un Voltaire retourné et chauffé au rouge. …Ne dites à personne que vous lisez Joseph de Maistre. Plus réfractaire à notre radieuse démocratie, tu meurs. (Philippe Sollers. Chronique littéraire. Le Nouvel Observateur, 21 juin 2007).
    Né à Chambéry, possession de la Maison de Savoie, de Maistre, brillant élève des Jésuites, va professer une sympathie mitigée pour les idées françaises. Il déchantera bien vite quand les révolutionnaires annexeront son pays, emprisonneront les prêtres réfractaires au serment de la République et mettront sous le joug les libertés publiques qu’ils prétendent incarner. Il se réfugie à Turin, puis, au fur et à mesure de l’arrivée des troupes françaises, impériales cette-fois-ci, se retrouvera à Venise. Toute sa vie il restera fidèle au Roi de Piémont-Sardaigne qu’il représentera dix-huit ans durant à la Cour du Tsar où il rédigea ses
     Carnets de Saint-Petersbourg véritable manuel de civile lucidité politique et philosophique.
    Joseph de Maistre est le contre-révolutionnaire par excellence. Pour lui rien n’est moins souverain que le peuple. Il ne faut point de Constitution écrite, les véritables fondamentaux ne sont pas de main d’homme mais lovés dans le cœur par la Providence. Il n’y a pas de liberté, mais une hiérarchie naturelle entre les hommes. La société n’est pas la somme des éléments qui la compose, elle est ce que certains, l’élite, en fait. La masse suit ceux qu’elle reconnaît, parfois à tort, comme ses dirigeants.
    Désabusé souvent, cynique même, de Maistre jette sur ses semblables un regard un peu froid et méprisant. L’homme est une créature dégradée, avilie, dénaturée, vouée au mal s’il ne suit pas des préceptes rigoureux et contraignants qui le rendront petit-à-petit et au bout d’une longue et épuisante course, semblable à sa nature première, celle d’avant la chute et le péché originel.
    Cette croyance en la réintégration, de Maistre la professe jusque dans certaines Loges maçonniques dont il fut durant de longues années un fervent affidé. Il a connu Jean-Baptiste Willermoz, le « mystique lyonnais » qui, avec Louis-Claude de Saint-Martin, le « philosophe inconnu », met en pratique, dans les loges qu’il préside, la doctrine de Joachim Martines de Pasqually , gourou étrange et auteur du « Traité sur la Réintégration des êtres dans leur première propriété, vertu et puissance spirituelle divine ».
    La société humaine est un corps, ce dernier peut rester sain pourvu qu’aucun spasme ne perturbe sa naturelle harmonie. L’autorité est le régulateur de cette harmonie, si cette dernière vient à manquer ou s’exerce sans mesure, les troubles sociaux sont le symptôme de ce dérèglement. Il est donc naturel qu’une autorité succède à une autre, pourvu que cette dernière conserve sa nature propre, celle d’un pouvoir exercé par une élite méritante, une aristocratie digne de ce nom.
    Celui et ceux qui exercent le pouvoir sont soumis à plus haut que leurs personnes, Dieu. De Maistre condamne définitivement l’individualisme. La raison générale ne peut souffrir l’affirmation particulière. La société ne naît pas d’un « contrat social », mais d’une autorité humaine soumise à la divine. La religion cimente les croyances communes d’un peuple, la religion est affaire publique et ne peut souffrir d’exceptions que marginales. De Maistre clouera au pilori l’individualisme protestant, pour ne parler que de cette confession chrétienne.
    Contre-révolutionnaire, monarchiste absolu (c’est le monarque qui accorde une charte au peuple et non pas le contraire ), pessimiste lucide, croyant engagé, de Maistre avait de la guerre une conception cathartique : le sang rédime le sang.
    Restons-en là, il est temps de reprendre bouche avec cet homme hors du commun :
    Il y a dans la Révolution française un caractère satanique qui la distingue de tout ce qu’on a vu et peut-être de tout ce qu’on verra… il n’y a plus de prêtres, on les a chassés, égorgés, avilis; on les a dépouillés. Et ceux qui ont échappé à la guillotine, aux bûchers, aux poignards, aux fusillades, aux noyades, à la déportation, reçoivent aujourd’hui l’aumône qu’ils donnaient jadis. Les autels sont renversés, on a promené dans les rues des animaux immondes sous des vêtements des pontifes. Les coupes sacrées ont servi à d’abominables orgies. Et sur ces autels que la foi antique environne de chérubins éblouis, on a fait monter des prostituées nues.  Examen de la philosophie de Bacon.)
    Ces lignes ne vous rappellent-elles rien ? Notre-Dame profanée par des hystériques aux mamelles agressives, les églises souillées, la religion moquée, les invertis haussés sur les autels de la chose publique, rien ne progresse, tout sans cesse revient même l’ignoble.
    Pensons à lui en lisant ces lignes, pour d’aucuns les plus automnales de l’Evangile :
    Il se fait tard, déjà le jour est sur son déclin, demeure parmi nous !

    Ungern