lrelativisme et absolutisme

  • François : un Pape sorti du trou

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    La futilité est le caractère de ce qui est superficiel et sans intérêt, c’est aussi la marque de fabrique, déposée il va de soi, du monde factice qui nous entoure. Et cette futilité accroche sa griffe partout où elle le peut. Mieux, pareille à un virus elle squatte des organismes qui il n’y a pas si longtemps se prévalaient encore de leur intégrité spirituelle et morale. Voyez l’Eglise catholique (apostolique et) romaine. Elle était ce qu’elle était, on pouvait l’aimer ou la honnir, mais toujours est-il que sous Pie XII, Pape autoritaire, austère et pas photogénique pour un sou, ses églises étaient pleines et les séminaires itou. Depuis, de l’eau (bénite) a coulé sous les ponts de Rome et d’ailleurs. Un pontife polonais a dit que toutes les religions se valaient et qu’à tout prendre il fallait prier tous ensemble. Ce fut le barnum d’Assises. Aujourd’hui les cathos ont un Argentin qui qualifie notre continent de « vieille femme stérile », laissant sous-entendre que les pseudos réfugiés, tous mâles, qui débarquent en hordes sur nos rives, la féconderont vite fait, bien fait. Il oublie, le saint homme, que ces géniteurs pour lesquels il a des mots si amènes sont musulmans, pas vraiment des frères aimants des cathos, mais bon, puisque tout se vaut, pourquoi faire le difficile ? Futilité et aussi relativisme, deuxième mot clé pour cette société de l’humanisme à la sauce hédoniste. Absolu est un mot qui fait peur. Face à l’absolu, instinctivement l’homme se sent petit, gauche, empesé, mal à l’aise, alors il joue au matamore, à celui à qui on ne la fait pas tout en sachant que face à l’absolu il se fera … s’il joue au plus malin. Et c’est à chaque fois ce qu’il arrive. L’homme « moderne » ne peut se projeter dans ce qu’il y a d’absolu en lui, cela lui demanderait trop d’efforts, alors il « absolutise » son humanisme et relativise l’absolu, ce qui métaphysiquement est impossible, mais à l’humaniste rien de tel … du moins le croit-il et quand la Parque l’emporte dans l’Hadès il est trop tard, bonhomme …
    Rien ne se fera qui perdure sans un retour à des fondamentaux qui vont de soi. Ainsi la mort n’est pas une empêcheuse de danser en rond sur un pont, la vie qui, de toutes façons, est brisé et branlant. La vieillesse n’est pas une fatalité, mais le moment de transmettre le peu que l’on sait et prier les générations montantes de ne pas reproduire les gaffes commises par leurs aînés. Vœu pieux s’il en est. La mort est un tournant, différent des autres, ce qui fait tout son intérêt. Le jour venu, quand elle frappera à la porte l’homme noble lui dira : rentre !
    Futilité et relativisme, voilà deux tares qui ne sont pas celles de l’excellent groupe « Les brigandes ». Jeunes femmes qui n’ont pas froid aux yeux et appellent un chat un chat, en l’occurrence ce rat Jèze qui règne aujourd’hui sur les cathos. Il est réjouissant et consolateur de voir que de ci de là surgissent des hommes et des femmes, jeunes et décidés à remonter le courant. C’est une question de volonté et de lucidité. Pas celles relatives et pusillanimes des intoxiqués. Faire bouger une montagne n’est pas difficile, il suffit d’avoir la foi. Ils l’ont !


    Ungern