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  • Macron se confese aux évêques

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    Monsieur Macron, président de la république, s’est invité à la Conférence des Évêques de France. Et sans se faire annoncer, ou presque. Et là, il a tenu un discours pour le moins racoleur.
    « Nous partageons confusément le sentiment que le lien entre l’Église et l’État s’est abîmé, et qu’il nous importe à vous comme à moi de le réparer."
    Curieux, ça. Monsieur Mélanchon, bouffeur de curé hors pair et franc-maçon rabique, s’est empressé de lui rétorquer : il n’y a pas de liens, il y a rupture. Il n’a pas tort, la loi de 1905 sur la séparation des Églises et de l’État consacre ce divorce consommé une fois pour toutes. Les Églises sont d’un côté et l’État de l’autre.
    Seulement voilà, cela ne marche pas. L’État est un concept abstrait alors que la société est faite de gens de sensibilités diverses qui doivent vivre les uns avec les autres. Catholiques, chrétiens d'autres confessions, musulmans, Juifs, athées etc … Quand le pouvoir décide de faire comme s’ils n’existaient pas, il y a forcément des heurts, des incompréhensions et du ressentiment à la clé.
    D’autant plus qu’à l’égard de certains confessions, l’État s’implique. Le judaïsme est ainsi particulièrement couvé, des subventions culturelles versées à des associations musulmanes masquent, en fait, une aide au culte. Monsieur Macron rompt le jeûne (iftar) avec les musulmans et quand on demande à l’Élysée pourquoi le président de la république française ne souhaite pas une bonne Pâques aux catholiques, il est répondu que cela ne fait pas partie des traditions républicaines.
    Monsieur Macron, en excellent communicant, a estimé qu’il était temps de caresser les catholiques dans le sens du poil. Une commission sur la bio-éthique doit donner son avis sur des matières explosives comme la légalisation de l’euthanasie, la procréation médicalement assistée étendue aux couples homosexuels et tant qu’à faire sur un prochain statut de la mère porteuse (contrat de location d’utérus …). Alors, il ne veut pas, il l’a dit, humilier qui que ce soit, comme François Hollande l’a fait avec son "mariage pour tous". D’où, sans doute aucun, sa visite-surprise.

    Que penser de tout ce qui précède ?
    Que la gauche laïcarde va fulminer, elle a d’ailleurs commencé à rugir des naseaux. Ce n’est pas grave.
    Ce qu’il faut retenir, c’est que la loi de 1905 n’est plus d’actualité. Ce que le président Macron semble saisir. L’humanisme que le législateur de l’époque entendait, même inconsciemment, substituer à la religion dominante, ne fait pas recette, sinon pour fonder l’hédonisme et l’individualisme égoïste, piliers d’une société sans âme. De la laïcité, le président a dit aux Monseigneur qu’il n’est pas question  d’: "une religion d’État substituant à la transcendance divine un credo républicain". Nous aurions dit la même chose ...
    Quelle confiance accorder à ce discours ?
    Aucune s’il ne s’accompagne pas d’actes. Ce qu’il faut faire, c’est abroger la loi de 1905 et subventionner les cultes reconnus. Tous les pays d’Europe le font, sont-ils moins démocratiques que la république française ? Les Etats-Unis, hyper-religieux, connaissent cette séparation, mais la législation fiscale favorables au financement des cultes la contredit Mais cela, le président Macron ne le fera pas. Il y a ce credo intangible qui veut que la France « c’est la laïcité », comme le rappelait Manuel Valls (né à Barcelone de parents espagnols). Et pour monsieur Mélanchon, la France est née en 1789. Alors …
    Alors rien, une communication de plus, l’art de gouverner …
    Monsieur Macron devrait revoir ses classique :

    L’art de gouverner n’a produit que des monstres . (Saint Just).

     

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  • Pâques orthodoxe

    Jérusalem  : retour du feu.

    Christos Anesti, Alithos Anesti !

     

     

  • Venez, ô filles, et lamentons-nous ...

     

     

    Kommt, ihr Töchter, helft mir klagen
    Sehet ! Wen ? Den Braütigam

     

    Venez, ô filles, et lamentons-nous
    Voyez ! Qui ? Le fiancé
    Voyez-le ! Comment ? Comme un agneau

    Agneau de Dieu, innocent
    Immolé sur le bois de la Croix
    Regardez ! Quoi ? Sa patience

    ...

    J.S Bach, Passion selon St Mathieu, Collegium Vocale Ghent, Philippe Herreweghe