saint empire et europe

  • Fillon : et maintenant ?

    europa-2

     

    Bonjour, chers amis et même vous, sévères censeurs, qui tentez de me présenter ficelé chez un juge ; vous avez déjà essayé, cela a foiré, mais vous avez la dent dure, mon petit doigt me le dit. Bonne journée quand même !
    Et maintenant, que faire ? Nous avons un candidat Fillon, remake testostéroné de feue Lady Thatcher, qui va, c’est ce qu’il promet, « casser la baraque ». Et, en face, une Marine Le Pen qui veut restaurer la souveraineté de l’Etat, rétablir les frontières, envoyer l’Europe non pas à Bruxelles mais ad Patres et n’en finit pas de nous bassiner avec sa raie publique (non, ce n’est pas un jeu de mot !).
    La souveraineté de la France, aujourd’hui, ce n’est pas grand-chose, tout juste celle de la Californie, l’avenir et la jeunesse en moins. La France, dans le jeu des nations est, depuis la guerre, reléguée au rang des nations qui, prestigieuses furent, et vivotent inconscientes sur cet acquis.  Le Royaume-Uni, grâce au rayonnement de l’anglais, du Commonwealth et de l’aura de la Reine Elizabeth est une monarchie admirée et respecté, la république françoise à l’instar de François fait sourire ou hausser les épaules.
    Toute refondation de la souveraineté ne peut se faire qu’au niveau européen. Pas l’Europe des marchands, des fonctionnaires high-tech de Bruxelles et de ses commissaires nantis qui légifèrent sur la longueur des cornichons, mais celle de pays homogènes qui mettent en commun leur défense, leur monnaie et leur économie. Et qui sont animés par une volonté de puissance impériale. Maintes fois nous avons rappelé que ces pays sont ceux du Saint Empire plus la France, l’Espagne, le Portugal et la Belgique. Historiquement ils sont proches, ils sont majoritairement catholiques et partagent les mêmes valeurs. Ils peuvent être le moteur d’une Europe nouvelle, indépendante et critique face à la rage mercantile des anglo-saxons auxquels ils pourront donner la réplique. L’avenir est là et non pas dans les frontières étriquées de vieille nations jacobines, jalouses de leurs centralismes dépassés.
    Cette Europe nouvelle verra la consécration des régions. La véritable patrie, ce n’est pas une nation issue des cogitations fumantes de philosophes mais une réalité charnelle. On est Provençal (Alsacien, Corse, Béarnais, Picard, Flamand …)  avant d’être Français, les régions sont interconnectées, Strasbourg est sœur de Karlsruhe et l’Alsace du Bade-Wurtemberg etc. …
    L’Europe doit devenir notre Amérique à nous et la lointaine Sibérie son Far West.  Elle doit retourner en Afrique, contrôler la rive sud de la méditerranée et mettre de l’ordre dans ses anciennes colonies sub-sahariennes. Elle doit être armée, implacable dans sa volonté de puissance et amène dans son application. La tolérance est la noblesse des vainqueurs. Elle sera tout cela pour autant qu’elle renoue avec la tradition qui fit d’elle la lumière des nations et non pas un cénacle de radoteurs de loges et de clubs qui justifient de droits sans devoirs afférents.
    Le spectacle lamentable donné par nos dirigeants à coup sûr justifie toute prise en force de leur autorité et la mise à sac de cette « baraque » dont, à juste titre, parle monsieur Fillon.
    Ce dernier n’ira pas plus loin, Marine Le Pen agitera le drapeau bleu-blanc-rouge des révolutionnaires régicides, les nostalgiques apprécieront et puis la vie, la vraie, celle qu’imposent les combattants reprendra son cours et la « France » rejoindra la troupe.
    Celle des bidasses.
    L'homme est une chose qui doit être surpassée. (Nietzsche)