terrorisme et migrants

  • Bruxelles : pourquoi il faut aimer ses ennemis ...

     

    ll faut aimer ses ennemis. C’est un précepte évangélique certes, mais il faut le comprendre dans le sens suivant : L’ennemi est celui qui ébranle la stabilité de votre être, celui qui apporte la division et vous met hors de vous. Il vous appartient donc de le détruire, de le tuer. C’est bien pour ça qu’il faille l’aimer, non pas parce qu’il vous accorde la jouissance de le tuer, ce serait de la psychopathie, mais parce qu’il vous permet de répondre à l’attaque et, ce faisant d’affirmer votre «être de l’étant » (pour parler comme Heidegger), en d’autres mots, votre nature propre qui consiste à être ce que vous êtes et non pas ce qu’autrui souhaite que vous soyez.
    Haïr l’ennemi, c’est lui accorder trop d’importance et dépenser de l’énergie pour ce qui n’en vaut pas la peine. La haine (tout comme l’amour) est un sentiment trop absorbant que pour avoir pour sujet celui qui vous veut du mal (et qui l’a fait) ; réservez ce type de sentiment à ceux (celui ou celle) que vous aimez. Un soldat ne hait pas l’ennemi d’en face ; Il n’a pas à le faire, il doit le tuer ! Et c’est précisément en le tuant (en l’éradiquant) qu’il conforte son être de soldat. Un guerrier qui ne tue pas, ce n’est pas un guerrier, tout juste un fonctionnaire.
    Héraclite est un philosophe présocratique. De sa doctrine, nous n’avons que quelques fragments, pas grand-chose, mais suffisamment que pour nous en faire une idée et méditez là-dessus. Ainsi, il a écrit : „Πόλεμος πάντων μὲν πατήρ ἐστι, πάντων δὲ βασιλεύς, καὶ τοὺς μὲν θεοὺς ἔδειξε τοὺς δὲ ἀνθρώπους, τοὺς μὲν δούλους ἐποίησε τοὺς δὲ ἐλευθέρους.“ –  « Le conflit est père de toutes choses, c’est lui qui fait de nous des rois ou des dieux, des hommes libres ou des esclaves. »
    Le mot « polemos » doit être compris dans son sens premier, soit guerre, conflit. Il y va donc d’une tension paroxystique de laquelle naît un état nouveau. L’homme naît ainsi au bout de la tension d’un accouchement, un Etat des ruines de conflits régionaux parfois sanglants. Un diplôme, une médaille s’acquiert a force d’épuisants efforts intellectuels ou physiques. A chaque fois, dès lors que le but est atteint et la tension surmontée et non pas imposée, nous voilà satisfaits et rassurés, notre être n’a pas été perturbé plus qu’il ne faut, nous sommes venu à bout de ce qui le menaçait. Nous sommes confortés dans ce que nous sommes.
    Aimons donc nos ennemis, leurs attaques nous réveillent de notre torpeur anesthésiante et nous font quitter cette léthargie qui voile notre entendement. Notre réveil est  donc une renaissance, qu’elle le soit donc et dans l’enthousiasme (du grec « en Theos » en Dieu).
    Ainsi soit-il.

    Ungern

     

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