totalitairsme et démocratie

  • La France totalitaire

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    Platon dans La République est très clair : la démocratie est le régime des médiocres, celui où rien de grand ni de beau ne peut s’accomplir. Bien vite la corruption, le favoritisme, le népotisme s’invitent et contribuent à la déréliction de la chose publique. C’est alors qu’un homme fort surgit et prend le pouvoir, c’est la dictature qui remet de l’ordre dans la bergerie et puis, les hommes étant ce qu’ils sont, elle finit par abuser, elle aussi, de son pouvoir. Une révolution de palais survient qui porte au gouvernement quelques hommes triés sur le volet, les « meilleurs », les aristocrates. C’est ce type de gouvernement qui a les faveurs de Platon. Ces « aristocrates » sont des amis de la sagesse, des philosophes qui ne veulent œuvrer que pour le bien commun et résister aux parfums capiteux du pouvoir. Le peuple, hélas, ne partage pas leur goût de la mesure dans les affaires, il se laisse convaincre par quelques bateleurs de foire qui lui disent qu’il a (de nouveau) son mot à dire et renverse ces dirigeants incorruptibles croyant désormais que c’est lui et pour lui seul qu’il gouvernera. Et le cycle recommence…
    En France, nous virons vers un totalitarisme pluriel, pour parler comme la camarilla régnante.
    Tous pensent de même, se partagent les postes, les prébendes, les passe-droits et sont unanimes dans le refus indigné de toute pensée qui ne serait pas la leur. C’est le régime droite-gauche, gauche-droite, tous pareils ! Celui qui sacrifie à la pensée dominante. Comment qualifier un régime politique qui n’accorde pas à vingt-cinq pour cent des électeurs la représentation qu’ils méritent ? Qui donne plus de sièges de députés à des écologistes qui récoltent trois pour cent des voix et deux seulement au Front National qui en fait vingt-cinq ?
    Il y a des pays où la proportionnelle intégrale est de mise. C’est le jeu démocratique qui permet à toutes les opinions d’être représentées. Rien de pareil en France.
    Il y a des pays, éminemment démocratiques, comme les pays scandinaves, où l’expression d’une opinion opposée à la dominante, n’entraîne (pas encore) ipso facto l’exclusion de la vie politique, l’injure ou la prison en plus, comme c’est le cas en France. Voyez les Etats-Unis, ou la Grande-Bretagne, c’est toujours le cas en Scandinavie.
    Aux Etats-Unis, les citoyens ont le droit d’être armés. L’Etat n’a pas le monopole des armes. Cela entraîne quelques déboires, mais c’est le prix à payer pour être libre. Aux Etats-Unis, la loi ne peut défendre l’expression d’une opinion, quelle qu’elle soit, c’est l’amendement n° 2 de la Constitution. Si un quidam veut fonder un parti nazi (il y en a au moins une demi -douzaine déjà), il en a le droit. De s’exhiber déguisé en SA ou SS, il peut ! D’écrire que les … sont tous des sous-hommes, c’est bon. S’il ne croit pas aux chambres à gaz d’Auschwitz ou d’ailleurs, c’est son opinion, et puis baste ! Les Etasuniens n’en font pas tout un fromage. La liberté d’opinion et d’expression chez eux, c’est sacré.
    Il y a des pays où la vie politique est transparente. Pas question qu’un dirigeant politique, aux frais de la princesse, entretienne maîtresse, bâtard, copains, è tutti quanti. Ils exigent des comptes et estiment qu’un minimum de vertu est de mise quand on occupe des fonctions pareilles. Et ces mêmes pays ne supportent pas qu’un homme doté d’un mandat public mente. C’est la prison illico !
    La France est un État totalitaire qui entretient une opacité factice pour cacher ses turpitudes, une chasse gardée que se partagent quelques élus poudrés qui lancent l’anathème sur tout opposant qui le dénoncerait. La république recourt même à la prison et la mort sociale dès lors que certaines opinions dérogent à ses dogmes. Le Parlement a voté un texte qui met désormais notre vie privée à la portée, non pas de juges, mais de policiers lambda qui décideraient s’il est opportun ou non d’espionner notre courriel, notre connexion internet, ou de savoir qui se cache derrière ce modeste blog et d’envoyer son rédacteur à Auschwitz.
    La France est un pays où, dans les écoles publiques, on n’apprend plus l’Histoire, mais des scénettes où l’accent est mis sur le « vivre ensemble ». Charles Martel, les petits français ne le connaissent plus, de même que la foi des constructeurs de cathédrales leur est étrangère, mais pas celle de leur voisin de palier, Ahmed, une introduction à la religion musulmane est bien inscrite au programme.
    Et pourquoi tout cela ? Tout simplement parce que ces messieurs et mesdames, ont peur de perdre leur fauteuil ou strapontin. Ils jouissent là où ils se trouvent perchés. Pour ce faire il leur a fallu avaler des couleuvres, flatter les puissants jusqu’à l’écœurement, fermer les yeux sur des compromissions honteuses et couchées sur ce canapé où bien des dames au pouvoir aujourd’hui se sont vautrées pour mieux lever les jambes. Jouer une comédie permanente annihile toute expression naturelle et digne du Soi, tous les psychologues vous le confirmeront. Nos politiciens n’ont plus de genre. Ils sont dégénérés.
    La France est un totalitarisme exacerbé par une idéologie mortifère, celle du républicanisme révolutionnaire. Coupons les mamelles de cette Marianne aux tétons empoisonnés. Après tout, cette dernière, n’est qu’une fille de joie, une traînée … la gueuse !

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